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Cisjordanie occupée : le Royaume-Uni durcit le ton et s’attire les représailles d’Israël

Sur le qui-vive. Depuis le coup de téléphone entre le 10 Downing Street et la Maison-Blanche lundi 7 septembre, chacun attendait les annonces politiques de Londres concernant l’avenir des relations anglo-israéliennes. Dans une vidéo postée sur X dans l’après-midi du mardi 8 septembre, le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, a annoncé la fin de tout échange commercial avec des colonies israéliennes en Cisjordanie. Le responsable politique arrivé au pouvoir en juillet 2026 a aussi accusé Israël d’un nettoyage ethnique à Gaza.

La France, le Canada en soutien

Les gouvernements français et canadiens se sont joints à celui britannique et ont imposé les mêmes sanctions. Dans une déclaration commune postée, elle aussi sur X, Londres, Paris et Ottawa ont affirmé avoir « convenu de la nécessité de prendre des mesures pour empêcher que la situation se détériore davantage. » Rejoints par les ministres des Affaires étrangères de 10 autres pays – dont le Danemark, la Norvège, la Pologne, l’Espagne et la Suède -, tous ont aussi affirmé être « convaincus que la solution à deux États doit être protégée » et être « déterminés à agir en faveur d’une paix juste et durable, sur la base des principes inscrits dans la déclaration de New York adoptée il y a un an. »

Ed Miliband a d’ores et déjà annoncé que ces nouvelles dispositions seraient en place dans six à neuf mois dans son pays. Toutefois, il a assuré qu’il sanctionnait immédiatement un certain nombre de colons extrémistes qui, selon lui, avaient soutenu des actes de violence. Si l’ONU et la plupart des pays considèrent les colonies comme illégales en vertu du droit international, Israël conteste cette position. Un rapport de Reuters publié ce mardi révèle le financement par Israël de colons particulièrement radicaux en Cisjordanie. Certains d’entre eux utiliseraient des fermes comme avant-poste illégaux pour déplacer les Palestiniens.

La Grande-Bretagne visée par les représailles israéliennes

Israël n’a pas tardé à réagir à l’annonce des trois pays. Si le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a pour l’heure épargné la France et le Canada, il a assuré que « si la Grande-Bretagne agit contre Israël, Israël agira contre la Grande-Bretagne ». Dans la foulée, Tel Aviv a annoncé la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est et la fin, pour la Grande-Bretagne, des missions de coordination dirigées par les États-Unis pour Gaza. Certains Britanniques, comme l’ancien chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn, seront aussi interdits d’entrée en Israël.

« Les accusations portées aujourd’hui par le ministre des Affaires étrangères au Parlement britannique étaient des mensonges scandaleux », a ajouté le responsable politique. La colère s’est répandue au sein du gouvernement israélien. Le ministre de la Sécurité publique, Itamar Ben-Gvir, a appelé le Premier ministre Benyamin Netanyahou à reconnaître publiquement les Malouines, non plus comme le territoire britannique, mais comme « le territoire argentin sous occupation ».

Si l’annonce est fracassante, les interdictions commerciales n’auront que très peu d’effet concret sur les flux économiques. Le principal secteur économique des colonies de Cisjordanie est la culture de produits comme les dattes, les agrumes, les herbes et le vin. L’ensemble ne représente qu’une infime fraction des exportations totales d’Israël. Toutefois, la décision est dotée d’une charge symbolique après plusieurs années de guerre à Gaza. Israël peut encore compter sur son allié américain. Le secrétaire d’État, Marco Rubio, a assuré que Washington ne suivrait pas la décision canadienne, française et britannique.



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Publish date : 2026-09-08 18:45:00

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