Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…
Les rimes de Gérald Darmanin
Gérald Darmanin a fait une intervention remarquée lors d’une réunion de campagne autour d’Edouard Philippe. Le ministre de la Justice a mis en avant les deux points que le candidat à l’Elysée devrait selon lui mette en avant : « La rupture », « la carrure ».
Attal-Macron, la guerre des chiffres
« Le gros flop d’Attal » : l’écho du Canard enchaîné n’a pas échappé au candidat Ensemble pour la République et à son entourage, qui y ont vu la main de l’Elysée. L’article relève que le meeting à Lyon, samedi dernier, a rassemblé « moins de 2 000 personnes » et ajoute : « Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on ironise sur le fait que Gabriel Attal ait voulu copier le meeting du candidat En marche du 4 février 2017, qui avait réuni 8 000 personnes à Lyon et boosté sa campagne. « C’est une opération cousue de fil blanc, mais ça n’a rien à voir, s’offusque un proche de l’ancien Premier ministre. Macron, c’était en février 2017, à deux mois du premier tour. En septembre 2016, il faisait des salles de 800 personnes. » C’était un couple (exécutif).
Jordan Bardella, la théorie du complot
Dans l’écosystème frontiste, de plus en plus de théories circulent à propos de l’affaire Bardella, dont Mediapart a exhumé des écrits antisémites (ce qu’il conteste). Une, en particulier, fait son chemin : celle du complot destiné à « tuer » le poulain de Marine Le Pen… mais venue des rangs du RN. « C’est une commande interne, assure un proche. C’est fait pour le tuer politiquement, et ça va fonctionner. » Reste à savoir combien de temps Bardella pourra survivre.
Sébastien Lecornu, le couteau suisse
Décidément, le Premier ministre aime mettre les mains dans le cambouis, dans la technique : au sens figuré concernant le budget 2027, au sens propre concernant les vidéoprojecteurs. Lors du séminaire gouvernemental du 31 août dernier, le directeur de l’institut Ifop Frédéric Dabi était invité pour présenter aux membres de l’équipe les résultats d’une enquête d’opinion évaluant l’état d’esprit des Français vis-à-vis des mesures budgétaires, des économies, de la fiscalité… Seulement, un problème technique est venu perturber le défilement automatique des « slides » PowerPoint du sondeur. En bon premier de cordée, c’est Sébastien Lecornu lui-même qui a fait défiler, à la main, les unes après les autres, les diapositives pour assister son invité du jour. Un bon manager trouve toujours une solution.
Christophe Béchu et le compliment inattendu
Jeudi dernier, Edouard Philippe vient à peine de terminer son grand oral sur le plateau de L’Heure de vérité (France 2) que certains de ses soutiens débarquent la mine ravie dans l’espace presse de l’émission. Ils sont satisfaits de la prestation de leur patron, louent sa solidité. L’un d’eux s’exclame même : « Il n’y aura pas de capsule vidéo problématique demain matin, ni de polémique sur les réseaux ». C’est dire le niveau des attentes. Dans le même temps, le co-directeur de campagne du maire du Havre et ancien ministre Christophe Béchu reçoit un SMS pour le moins inattendu, qui ne manque pas de le faire se bidonner. Il est envoyé par un socialiste, soutien d’Olivier Faure durant la primaire (perdue par le premier secrétaire du PS) : « Il est trop fort ton boss ! Il aurait dû participer à la primaire de la gauche ! » Qui a dit que le grand rassemblement des modérés était impossible ?
L’idée de Boris Vallaud
Personne n’a encore trop osé demander la tête d’Olivier Faure, après sa défaite cinglante à la primaire. Tout juste ses opposants ont-ils émis quelques avis. Par exemple, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, dit qu’à sa place, elle aurait quitté la direction du PS… D’autres abordent la question un peu plus subtilement. Boris Vallaud sait une idée dans toutes les têtes socialistes, il en veut pour preuve la participation de l’ancien socialiste Emmanuel Maurel ou celle du vainqueur, Raphaël Glucksmann, à la récente compétition… « On a besoin d’un nouvel Épinay », dit le patron des députés PS et ancien candidat du congrès de Nancy. Une référence à ce congrès d’unification des roses perdues aux quatre vents en 1971, qui a marqué la renaissance du Parti socialiste. François Mitterrand y avait renversé la direction sortante, mais sur une ligne unitaire.
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Author : Par le service politique
Publish date : 2026-10-15 14:34:00
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