Mathis rêvait de son bar à coquillettes depuis son premier jour en école de commerce : « J’avais déjà pensé à la déco et surtout à un nom : « Coquillyeah ! », TON bar à coquillettes. On aurait proposé des coquillettes jambon, coquillettes au beurre ou au ketchup, pour 19,90 euros avec un kombucha maison en option à 4,90 euros. Mais là, sans apport, ça va être compliqué… » Car ses parents, qui ont consacré 50 000 euros pour son Mastère (non-reconnu par l’État), ne veulent plus financer quoi que ce soit : « Ils considèrent qu’ils m’ont déjà assez aidé, alors que j’ai rien appris en école de commerce, à part boire des coups en soirée étudiante et tricher aux exam… je suis dégoûté quoi. »
Aujourd’hui, Mathis doit donc se résigner à faire comme les autres étudiants : trouver du travail. Une activité qu’il a du mal à digérer : « Je me retrouve dans la même situation que les pauvres qui ont fait la fac et qui doivent envoyer des CV… Nan mais on est où là ? » Heureusement, comme la majorité des étudiants d’école de commerce, Mathis bénéficiera d’un piston grâce à sa famille ou aux amis de son père : « Quand je me suis inscrit sur LinkedIn, je me sentais sale… Je l’ai très mal vécu, alors mon père a contacté un ami à lui, qui m’a proposé un poste d’adjoint en CDI avec un salaire de sénior. C’est mieux que rien, ça me permettra juste de mettre un peu de sous de côté en attendant de lancer ma boîte. Même les plus grands sont partis de rien, alors pourquoi pas moi ? »
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Author : La Rédaction
Publish date : 2026-11-04 12:45:00
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