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Attaques contre des bases américaines : comment l’Iran a infligé des milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis

Le bilan de la guerre en Iran serait lourd pour les Etats-Unis. Selon les données du département de la Défense, plus de 20 militaires américains ont trouvé la mort dans des opérations liées à la guerre contre le régime des mollahs depuis le début du conflit, le 28 février. C’est ce que calcule le Wall Street Journal, au 30 octobre. Plus de 400 autres soldats ont été blessés avant l’effondrement du cessez-le-feu temporaire en juillet. A noter qu’à partir de cette date, le gouvernement a cessé de publier les bilans des pertes spécifiquement liés à ce conflit.

En plus du bilan humain s’ajoute une facture salée : au 16 octobre, le coût de la guerre contre l’Iran est estimé à 47,1 milliards de dollars, selon un document consulté par le Wall Street Journal. Ce montant n’inclut pas les dommages causés aux bases, que le Pentagone évalue, par ailleurs, à au moins 5 milliards de dollars, d’après des responsables proches du dossier. Une autre source du quotidien américain assure que ce chiffre pourrait atteindre jusqu’à 15 milliards de dollars.

Alors que le président Trump envisage une nouvelle vague d’attaques contre l’Iran, l’armée américaine a retiré une partie de son personnel de plusieurs de ces sites, en prévision d’éventuelles représailles, rapporte le Wall Street Journal. Du côté de l’Iran, le ton est ferme. Samedi 31 octobre, le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a ordonné aux forces armées de son pays de riposter immédiatement et sans « limites géographiques » à toute menace ennemie, peut-on lire dans un communiqué publié sur son compte Telegram officiel. Il a également demandé une actualisation de la liste des cibles militaires afin de placer les ressources « matérielles et immatérielles » américaines et israéliennes à la portée des forces iraniennes.

Un tournant à la mi-juillet

Le Pentagone craint que le régime iranien n’ait conservé certains de ses missiles les plus sophistiqués, ce qui lui permettrait de mener des attaques plus efficaces, toujours d’après le Wall Street Journal. Les frappes de juillet dernier ont marqué un tournant dans les tactiques de l’Iran : elles ont révélé une amélioration de la capacité du régime à planifier ses attaques et à atteindre ses cibles avec précision. En témoigne la frappe iranienne du 17 juillet, contre la base aérienne Muwaffaq Salti, située dans le désert jordanien. Elle avait tué trois militaires américains. Au total, 19 bâtiments servant de lieux de couchage aux troupes avaient été endommagés.

Alors comment réparer les dégâts et surtout avec quel argent ? Les Etats-Unis seraient en pourparlers avec des pays alliés pour qu’ils prennent en charge une partie des réparations, ce qui pourrait permettre de limiter la facture américaine. Cependant certaines infrastructures pourraient ne jamais être reconstruites, souligne le Wall Street Journal. Parmi les solutions trouvées, le quotidien affirme que le Pentagone a envisagé de déplacer ses bases pour les éloigner de la portée de l’Iran, et de se retirer de ses installations au Koweït et en Arabie saoudite. Et tant pis si ces alliés sont plus exposés.

Ces chiffres et ces actions contrastent avec l’attitude assurée de l’administration Trump qui n’a cessé de minimiser la capacité de nuisance de l’Iran. En avril dernier, le locataire de la Maison-Blanche affirmait encore que le régime de Téhéran était en train de « s’effondrer complètement ». Pourtant, le 29 avril, Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, indiquait au Congrès que les Etats-Unis avaient déplacé 7 500 soldats pour les éloigner des bases identifiées. Ainsi, en coulisses, Washington met ses soldats à l’abri.



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Author : Audrey Parmentier

Publish date : 2026-11-01 15:50:00

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