Partout où un message peut se frayer un passage, j’écris. WhatsApp, Telegram, Instagram, e-mail… Je jette ces mots comme des bouteilles à la mer : "Mon amour, mon souffle, comment vas-tu ?" Puis, tandis qu’un frisson de terreur glacée me traverse de la tête aux pieds, je rassemble mon courage et j’ose poser la question fatidique : "Es-tu en vie ? Et les autres ? Dis-moi, que se passe-t-il dans la ville ?"Du matin au soir, du soir au matin, les jours se succèdent. A chaque instant, je fixe l’écran de mon téléphone, j’attends. Peut-être qu’un souffle soudain se lèvera,













