Le Parisien

« Chaque année, on en manque » : pour l’Épiphanie, ces fèves inspirées de l’Oise attirent clients et collectionneurs



Quand vient l’Épiphanie, certains artisans boulangers rivalisent d’idées pour leurs galettes des rois et se la jouent parfois comme Willy Wonka pour attirer toujours plus de chalands : fèves en or glissées dans les galettes, lingotins à gagner, voire carrément gros chèques… Si la folie des grandeurs en prend certains, d’autres préfèrent miser sur la carte du terroir.C’est le cas de Sacha Le Scornet, gérant de la boulangerie Au Fournil du Coin à Bresles (Oise). Depuis près de sept ans, l’artisan met à l’honneur la commune et ses alentours avec ses fèves thématiques : une année c’était la caserne des pompiers, une autre les associations sportives ou bien encore des fèves à l’effigie des commerçants qui avaient subi le Covid de plein fouet. Chaque Épiphanie, l’idée change mais le mantra reste le même : celui de « toujours faire des fèves uniques au monde » avec « le même point de départ » : la ville de Bresles.« Mettre le local en avant »Cette année, le natif de Beauvais devrait encore ravir les habitants du secteur. Il a lancé une collection de dix fèves à l’effigie des panneaux d’entrée des villages du canton de Nivillers. « J’avais trouvé l’idée sympa car permettait de faire une fève de chaque village et je suppose que les habitants seront curieux d’avoir leur fève, espère-t-il. J’ai pris tous les villages autour de Bresles. On peut tracer un cercle en fait. Tout simplement pour mettre en valeur les villages du coin, c’est important de mettre le local en avant ».L’artisan travaille en partenariat avec la société Panessiel qui crée les fèves directement dans le département de l’Isère. Pour lui, l’idée est aussi importante que la réalisation. « Tout de A à Z est fabriqué en France. C’est important pour moi. Les Français sont doués et il faut mettre en avant ce qu’on fait chez nous. »Sur place, ce vendredi 2 février, les clients saluent l’initiative. « C’est sympa de mettre en avant tout ce qui est du village », se réjouit Lily à la sortie de l’enseigne. Pauline, repartie avec deux galettes pour manger entre amis, partage cet avis. « C’est très bien pour la région et nos départements. En plus, on a un cadeau. Cette année, on nous offre une planche à découper. »« Une belle répercussion » en termes de vente« Nous, on essaye de se démarquer et eux jouent le jeu en achetant nos fèves et nos galettes », poursuit Sacha Le Scornet, reconnaissant. Il l’assure : sa stratégie de miser sur le local lui aura immanquablement réussi avec « une belle répercussion » en termes de vente. « Depuis le partenariat avec Panessiel en deux ans on a doublé le volume de galettes vendues. » Cette année, il table sur 1 800 ventes avec une certaine assurance : « Chaque année on vend tout. On manque même de fèves, on finit par mettre des fèves lambda. »Chaque année, une fièvre soudaine de collectionnite se met à prendre certains acheteurs. « Il y en a qui s’arrangent entre familles, il y a même des petits groupes qui se font pour s’échanger les doubles », assure le boulanger avec un brin d’amusement.L’an passé, sa collection sur les châteaux du territoire avait tant plu, qu’il s’est mis à recevoir des messages venus de Corse ou de l’étranger pour obtenir les précieux objets. « Il y a une époque à laquelle pour les fèves des pompiers, j’avais été harcelé, ça avait cartonné ! Pour les collectionneurs, les fèves de pompiers c’est un délire ! »Le succès ne se démord pas et comme la rançon de la gloire va avec, il sait d’avance que quelques nœuds au cerveau l’attendent avant de réussir à trouver l’idée de la future série de fèves de la prochaine Épiphanie. « L’année prochaine j’envisage de faire participer les clients et que ce soient eux qui m’amènent une photo ou me trouvent une idée pour les mettre en avant et mettre en avant Bresles ou le canton. »Car, à force, le pâtissier manquerait presque d’inspiration. « Souvent je me torture. » C’est qu’il se sait particulièrement attendu et à force, il commencerait presque à ressentir une pointe de pression. « Les gens me disent : Alors qu’est-ce que tu vas inventer cette année avec les fèves ? », sourit-il à la fois amusé et peut-être déjà légèrement soucieux. Dès le mois d’avril, il devra plancher sur ses prochaines fèves.



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