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Le calvaire de Jimmy Lai, symbole de la mort des libertés à Hongkong

Le calvaire de Jimmy Lai, symbole de la mort des libertés à Hongkong

« Si vous êtes un oiseau, vous préférez mourir en chantant plutôt que de rester silencieux », déclarait courageusement Jimmy Lai, avant son arrestation en août 2020. Pour avoir été fidèle jusqu’au bout à ses convictions, l’ex-magnat de la presse, risque de finir sa vie en « cage ».

Figure la plus emblématique de la défense de la démocratie à Hongkong, le milliardaire de 78 ans, qui avait participé aux manifestations monstres de 2019 et était déjà emprisonné depuis cinq ans, vient d’être condamné à une peine de vingt ans ferme par un tribunal de l’ex-colonie britannique. Motif invoqué ? Collusion avec des puissances étrangères et publication séditieuse.

Cette sentence d’une sévérité inouïe, la plus lourde prononcée depuis l’instauration par Pékin d’une loi sur la sécurité nationale à l’été 2020, acte symboliquement la mort de la liberté de la presse, ainsi que de toute forme de démocratie et de justice indépendante dans le territoire semi-autonome.

Muselée comme n’importe quelle ville chinoise

Le régime chinois avait déjà prouvé son caractère impitoyable en laissant mourir en détention le prix Nobel de la paix Liu Xiaobo en 2017. Le sacrifice de Jimmy Lai, à la santé fragile, a le même objectif : effrayer, pour dissuader toute velléité de s’opposer au Parti communiste.

Hongkong, qui bénéficiait encore il y a quelques années de véritables libertés, est désormais aussi muselée que n’importe quelle ville chinoise. Comme Jimmy Lai, Joshua Wong, héros de la « révolution des parapluies » de 2014, et des dizaines d’autres militants pro démocratie croupissent derrière les barreaux. Ne les oublions pas.



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Author : Cyrille Pluyette

Publish date : 2026-02-09 18:56:00

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