Sous les eaux du golfe persique, se trouve le site gazier offshore de South Pars, dont la partie qatarienne s’appelle North Dome. Les installations associées se trouvent à Assalouyeh, sur la côte sud de l’Iran, et assurent habituellement la moitié de la production pétrochimique du pays. L’ensemble est désormais inopérant. Auparavant, ce site représentait 70% de la production gazière iranienne mais puis les sanctions contre le régime de Téhéran, seule la population iranienne profite de sa production ; la destruction des infrastructures devrait conduire à de nouveaux rationnements et coupures de courant. Mais à chaque attaque contre ses installations énergétiques, Téhéran a riposté en visant celles de ses voisins, et notamment le centre énergétique de Ras Laffan, au Qatar, plus grande installation d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Au-delà du déblocage du détroit d’Ormuz qu’exige Donald Trump, la crise de l’énergie perdurera donc, faute de structures capables d’extraire, raffiner et/ou exporter les hydrocarbures de la région.
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Author : Laure MANENT
Publish date : 2026-04-06 20:56:00
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Quelles conséquences après le bombardement de South Pars, plus grand site pétrochimique d’Iran ?
