L’Express

« Crise de la dette : qui est responsable ? » : nos lecteurs réagissent à l’actualité

L’heure des comptes a sonné

Jean-Michel Benard, Châtillon (Hauts-de-Seine)

Bravo pour votre série d’articles consacrés à la crise de la dette. Il est plus que temps de sensibiliser l’opinion à ce sujet. Qui est responsable ? Sans doute un peu tout le monde. Nous tirons tous profit, d’une manière ou d’une autre, du modèle social français et de sa redistribution d’argent. Comme dans la Rome antique, les politiques entretiennent le système pour se faire élire. A l’occasion de la prochaine élection présidentielle, chaque candidat devrait s’engager à rendre des comptes devant un organisme indépendant avec évaluation des résultats à intervalles réguliers. Après tout, de nombreuses professions de la société civile se font recertifier, non ? (Crise de la dette : une bombe à fragmentation), L’Express du 8 octobre)

Démagogie et paternalisme

Jacques Canier, Colombes (Hauts-de-Seine)

Cette semaine encore, une fine analyse des plus pertinentes et décapantes de Denys de Béchillon sur « la religion du référendum ». Votre chroniqueur doit probablement avoir à l’esprit la pensée de Blaise Pascal sur les biais de notre psychologie : « Nous haïssons la vérité, on nous la cache ; nous voulons être flattés, on nous flatte ; nous aimons à être trompés, on nous trompe ». Tout sauf paternaliste ou démagogue, Pascal ose nous avertir sur nous-mêmes et aurait grand besoin de justes continuateurs, tant le goût de la vérité semble avoir dangereusement reculé de toutes parts. (Référendum pour les marionnettes ? La grande contradiction , L’Express du 26 septembre)

Modèle sans usines : juste une illusion

Eric Delacour, Authie (Calvados)

Le drame avec les économistes, c’est qu’ils se permettent de donner des leçons en industrie alors qu’ils semblent n’avoir jamais mis les pieds dans un bureau d’études et être abreuvés uniquement de tableaux et de chiffres. C’est ainsi qu’au gré de l’analyse de David Thesmar et Augustin Landier, nous voyons reparaître le vieux mirage d’une « économie des services ». Ils vantent le modèle sans usines de Nvidia mais cette entreprise ne serait rien sans ses ateliers de fabrication sous-traitants. Que Taïwan se retrouve sous la botte chinoise et nos thuriféraires de l’économie sans usines se retrouveront très embarrassés. Une entreprise sans usines, c’est comme un cerveau sans bras ni jambes. (« La désindustrialisation n’est pas forcément une mauvaise nouvelle », L’Express du 1er octobre)

Ukraine : tenir bon malgré Trump

Sylvio Le Blanc, Montréal (Canada)

L’Ukraine traverse actuellement une mauvaise passe, notamment en raison de l’accord contre nature sur le diesel conclu entre Vladimir Poutine et Donald Trump – une manœuvre qui équivaut, de fait, à une trahison envers Volodymyr Zelensky. Malgré cela, les Ukrainiens ne doivent ni désespérer ni baisser les bras, car leur pays reprendra assurément le dessus et vaincra son ennemi de longue date, la Russie, tout comme l’Afghanistan a tenu tête à l’URSS jusqu’en 1989, précipitant ainsi son effondrement. (Accord sur le diesel russe : la trahison de Donald Trump arrive au pire moment pour l’Ukraine sur Lexpress.fr)

Entre les voies du bac, Evitons l’amalgame

Pierre Galland, Vernouillet (Eure-et-Loir)

Il y a quarante ans, Jean-Pierre Chevènement créait les conditions pour que 80 % d’une classe d’âge atteigne le niveau du bac et instaurait le baccalauréat professionnel. Ce pari est aujourd’hui tenu mais en additionnant des réalités différentes. Principal de collège à l’époque, armé des directives très précises sur la vocation professionnelle et terminale de cette nouvelle formation en trois ans, j’ai eu pour mission d’expliquer aux enseignants, aux parents et aux élèves que, sous une même appellation, les diverses voies du baccalauréat répondaient à des objectifs de formation distincts. On ne peut comparer le niveau, la réussite ou la difficulté de l’enseignement en associant de façon globale les voies générale et technologique et professionnelle car leurs finalités sont trop différentes. (« 80 % au bac, et après ? », L’Express du 8 octobre)



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Author : Par L’Express

Publish date : 2026-10-27 09:14:00

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