Marco Binaglia n’a pas l’air tendu, comme ça, dans le petit carré qui s’affiche à l’écran, lorsqu’on le rencontre en visioconférence ce vendredi 25 juillet. Il pourrait l’être : voilà désormais plusieurs semaines que l’agence pour laquelle il travaille, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), basée à Parme, essuie les critiques venues de l’Hexagone, de l’autre côté des Alpes.Peut-être est-ce l’expérience, ses quatorze années au sein de l’institution qui le rendent si calme. Peut-être se réjouit-il au fond, que son travail, et celles de l’équipe de toxicologues qu’il coordonne, soit pour une fois cité dans les débats sur la
