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Vote de confiance : la dette, « c’est l’esclavage des plus jeunes », dit François Bayrou

Vote de confiance : la dette, « c’est l’esclavage des plus jeunes », dit François Bayrou

A J-10 d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale qui risque bien de le faire tomber, François Bayrou continue de plaider sa cause. Ce vendredi 29 août, c’est en marge de l’inauguration de la foire agricole de Châlons-en-Champagne que le Premier a défendu sa décision de demander la confiance de l’Assemblée nationale sur le désendettement du pays. Tout en affirmant que « la dette, c’est l’esclavage des plus jeunes », le locataire de Matignon a assuré qu’il ne dramatisait pas la situation financière de la France : « Ni je ne déforme, ni je n’exagère, ni je ne dramatise […] Le risque maximal, c’est de ne rien faire », a-t-il martelé.

Les infos à retenir

⇒ La dette, « c’est l’esclavage des plus jeunes », dit François Bayrou

⇒ L’intersyndicale propose une mobilisation le 18 septembre

⇒ Olivier Faure à Blois pour proposer une alternative à François Bayrou

François Bayrou donne dimanche une interview à quatre chaînes d’info

Le Premier ministre donnera dimanche à 18h00 depuis Matignon une interview aux quatre chaînes d’information en continu, a appris l’AFP.

François Bayrou, qui sollicitera un vote de confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, « répondra aux questions de Darius Rochebin (LCI), Myriam Encaoua (franceinfo), Marc Fauvelle (BFMTV) et Sonia Mabrouk (CNews) », ont indiqué ces chaînes.

La dette, « c’est l’esclavage des plus jeunes », dit François Bayrou

« La dette c’est l’esclavage des plus jeunes » : François Bayrou a de nouveau appelé vendredi les « boomers » – les retraités – à ne « pas se désintéresser de la situation faite aux jeunes » dans un plaidoyer en faveur de sa décision de demander la confiance de l’Assemblée nationale sur le désendettement du pays. La dette, « c’est une question pour les jeunes qui sont bloqués dans leur développement, dans leur projet de vie, dans leur carrière », a-t-il déclaré. « Et la démoralisation des plus jeunes, elle, est plus grave que toute autre démoralisation du pays », a plaidé le Premier ministre en marge de l’inauguration de la foire agricole de Châlons-en-Champagne. « Les jeunes ont bien le droit d’être respectés et soutenus au lieu d’être constamment ignorés et alourdis par des engagements qu’on a pris en leur nom sans leur demander leur avis », a-t-il insisté.

Le Premier ministre est revenu sur les critiques exprimées sur TF1 contre « les boomers », responsables d’avoir endetté le pays « pour leur confort ». « J’ai reçu énormément de messages de jeunes qui disaient pour la première fois : ‘On a parlé de nous’. Les générations du baby-boom, qui ont beaucoup fait marcher le pays, ne peuvent pas se désintéresser de la situation qui est faite aux jeunes Français », a-t-il jugé. Le plan de François Bayrou ciblait notamment les retraités par une année blanche sur la revalorisation des pensions et le remplacement par un forfait de l’abattement fiscal de 10 % dont ils bénéficient.

L’intersyndicale propose une mobilisation le 18 septembre

L’ensemble des organisations syndicales réunies vendredi ont proposé une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire le 18 septembre, « y compris par la grève et la manifestation ». « Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné », a déclaré la cheffe de file de la CFDT Marylise Léon, lisant un communiqué commun lors d’une réunion intersyndicale. « Les différentes mesures budgétaires avancées sont d’une brutalité sans précédent », souligne ce texte.

« Même si le gouvernement de François Bayrou ne demeure pas après le 8 septembre, il y aura de toute façon besoin d’un budget avec de la justice sociale et fiscale », a estimé Marylise Léon. De son côté la CGT a décidé de faire du mouvement du 10 septembre une première étape pour « dénoncer l’austérité ». « Ce que nous voulons, c’est que les exigences sociales soient enfin entendues. Nous voulons la justice fiscale, nous voulons de l’argent pour nos services publics qui n’en peuvent plus. Nous voulons des augmentations de salaire, nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites », a-t-elle poursuivi.

Olivier Faure à Blois pour proposer une alternative à François Bayrou

Le patron du Parti socialiste Olivier Faure est très attendu ce vendredi à Blois, pour les universités d’été du PS, où il entend faire « la démonstration qu’il existe un autre chemin » que le budget « inacceptable » du Premier ministre.

Le Parti socialiste, qui réclame comme ses partenaires politiques qu’Emmanuel Macron laisse à la gauche la possibilité de gouverner, est dans le viseur du Premier ministre, qui espère toujours trouver un compromis lui. Si le parti n’exclut pas à ce stade de se rendre à l’invitation du Premier ministre la semaine prochaine, « ce n’est pas pour négocier », mais « réexpliquer qu’on ne votera pas la confiance », précise son secrétaire général Pierre Jouvet.

Des propositions « concrètes » seront présentées samedi pour faire « la démonstration qu’il est possible de désendetter le pays », a développé Olivier Faure dans La Nouvelle République. Il s’agit de détailler « la copie la plus crédible possible », avec « des recettes, de vraies économies et un plan de relance pour l’industrie », esquisse le député Philippe Brun.



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Publish date : 2025-08-29 13:17:00

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