Le Premier ministre François Bayrou a remis sa démission, ce mardi 9 septembre, au président Emmanuel Macron, ouvrant la voie à la nomination de son successeur, potentiellement un fidèle du chef de l’Etat, le ministre des Armées Sébastien Lecornu, qui pourrait intervenir très rapidement, selon l’AFP. Une fois n’est pas coutume, le chef de l’Etat paraît donc déterminé à aller vite pour désigner son Premier ministre, à l’encontre des appels à choisir la gauche, à négocier d’abord un accord politique ou à recevoir les chefs des partis.
Les infos à retenir
⇒ François Bayrou a présenté sa démission à Emmanuel Macron
⇒ LFI dépose une nouvelle motion de destitution contre Emmanuel Macron
⇒ Xavier Bertrand dit devant LR qu’il ne sera pas nommé à Matignon
17h50
Le gouvernement Bayrou gère les affaires courantes, avec un pouvoir limité
Renversé par les députés lundi soir, le gouvernement de François Bayrou est devenu démissionnaire ce mardi, et dispose d’un pouvoir restreint pour gérer les affaires courantes en attendant la nomination d’un successeur. Dans l’impossibilité de défendre un projet de budget sous ce régime, il a toutefois la capacité de faire voter des mesures financières d’urgence.
Quand le gouvernement chute, il entraîne aussi le gel des textes alors débattus en séance au Parlement puisque le gouvernement ne peut plus venir les défendre devant les députés et sénateurs. Mais le gouvernement « reste en place, tant qu’il n’est pas remplacé par un nouveau gouvernement, pour assurer au nom de la continuité le fonctionnement minimal de l’Etat », explique une note du secrétariat général du gouvernement (SGG) datée du 2 juillet 2024.
Plus les périodes d’affaires courantes sont longues, plus cette notion est « appréciée de façon extensive », relève le SGG. Les affaires courantes recouvrent d’un côté les « affaires ordinaires » qui participent à « la marche normale de l’Etat » et ne nécessitent « aucune appréciation de nature politique », et de l’autre les « affaires urgentes », dont l’adoption est dictée par « une impérieuse nécessité » (état d’urgence, catastrophe naturelle, trouble à l’ordre public, techniques de renseignement par exemple). Le gouvernement peut aussi continuer à procéder à des nominations sauf « les plus politiquement sensibles ». Les mesures règlementaires ne sont prises à l’inverse que « par exception », au nom de la continuité de l’Etat, ou quand elles relèvent de l’urgence.
17h20
LFI dépose une nouvelle motion de destitution contre Emmanuel Macron
Au lendemain de la chute du gouvernement Bayrou, la France insoumise a déposé ce mardi à l’Assemblée une nouvelle proposition de résolution pour engager une procédure de destitution contre Emmanuel Macron, qui n’a toutefois quasiment aucune chance d’aboutir.
« La chute du gouvernement Bayrou ne peut être considérée comme un simple épisode. Elle doit être l’occasion de rompre avec un Président qui refuse obstinément de respecter le suffrage universel », écrivent les députés insoumis, rejoints par quelques députés écologistes et communistes. « Hier, il y avait deux tiers des parlementaires pour rejeter la politique macroniste » et refuser la confiance, a fait valoir devant des journalistes la présidente du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot.
14h50
François Bayrou quitte l’Elysée après avoir remis sa démission
Le Premier ministre François Bayrou a quitté l’Elysée après avoir remis sa démission au chef de l’Etat Emmanuel Macron. Le chef du gouvernement sortant, qui était arrivé à 13h30, a quitté les lieux peu avant 14h50, après s’être entretenu avec le chef de l’Etat qui a promis lundi de nommer dans les « tout prochains jours » son successeur.
14h23
François Bayrou a remis sa démission à Emmanuel Macron
Lors de son entretien à l’Elysée avec Emmanuel Macron, le Premier ministre a remis sa démission au chef de l’Etat.
13h30
François Bayrou est arrivé à l’Elysée pour remettre sa démission au président
Lundi, le Premier ministre est devenu le premier à chuter sur un vote de confiance à l’Assemblée nationale.
12h35
Xavier Bertrand dit devant LR qu’il ne sera pas nommé à Matignon
Le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand a reconnu mardi qu’il ne sera pas nommé à Matignon et précisé que « Sébastien Lecornu est en train de composer son propre gouvernement » lors d’une réunion des dirigeants de son parti, a indiqué à l’AFP un participant.
« Le président a déjà fait son choix et il a dit qu’il ne souhaitait pas de présidentiable à Matignon », a affirmé Xavier Bertrand, qui nourrit des ambitions élyséennes, lors d’une réunion du comité stratégique de LR, a indiqué la source. Selon ce participant, il aurait prononcé cette phrase en regardant le président du Sénat Gérard Larcher, laissant entendre qu’Emmanuel Macron « le lui aurait confié lors de leur déjeuner vendredi dernier à l’Elysée ».
« Sébastien Lecornu est d’ailleurs en train de composer son propre gouvernement », a assuré le président des Hauts-de-France lors de cette réunion. Il a admis que « septembre 2025, c’est comme septembre 2024 », son nom ayant déjà circulé il y a un an pour Matignon avant la nomination de Michel Barnier.
12h25
François Bayrou présentera sa démission à 13h30
Arrivé à Matignon en fin de matinée, au lendemain de sa chute à l’Assemblée nationale, François Bayrou est attendu à 13h30 à l’Elysée, pour présenter sa démission et celle de son gouvernement à Emmanuel Macron, rapportent Le Parisien et BFMTV.
10h40
« On a besoin très rapidement d’un Premier ministre », dit Bruno Retailleau
Le président des Républicains (LR) et ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a jugé mardi qu’il y avait « urgence à nommer un Premier ministre » parce qu’il ne doit pas « y avoir de pouvoir vacant » à la veille de manifestations et face à « un mois de septembre propice à tous les débordements ». « Nous avons besoin très rapidement d’un Premier ministre pour que le pouvoir soit incarné. C’est capital, y compris d’ailleurs en matière de maintien de l’ordre », a insisté le ministre devant la presse à l’issue d’une réunion des dirigeants de LR.
10h00
Pas de panique sur les marchés financiers
Les marchés financiers ont réagi plutôt sereinement à la chute du gouvernement Bayrou, largement attendue par les investisseurs, même si la dette française reste sous pression en l’absence de projet de budget 2026. La Bourse de Paris a ouvert en légère hausse, le CAC 40 prenant 0,39 % vers 09h55 et le SBF 120 0,42 %, tandis que le Stoxx 600 gagnait au même moment 0,11 %.
09h05
François Bayrou présentera sa démission à la mi-journée
D’après l’AFP, François Bayrou présentera sa démission ce mardi à la mi-journée au président de la République, conformément à l’article 50 de la Constitution.
Il va ensuite expédier les affaires courantes en attendant la nomination d’un successeur, le cinquième Premier ministre depuis le début du quinquennat en 2022, du jamais-vu dans une Ve République longtemps réputée pour sa stabilité politique mais entrée dans une crise sans précédent depuis la dissolution de juin 2024.
08h45
Jordan Bardella plaide pour un « retour devant les Français »
Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a jugé ce mardi que seul un « retour devant les Français », que ce soit après une dissolution de l’Assemblée nationale ou une démission d’Emmanuel Macron, permettra au pays de sortir de la crise politique. « Si on ne dissout pas l’Assemblée nationale, si on ne revient pas de devant les Français d’une manière ou d’une autre, c’est-à-dire soit par la dissolution du Parlement, soit par la démission du président de la République et par l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle qui pourrait permettre au pays de retrouver non seulement un cap une majorité, mais de la stabilité alors je ne vois pas comment quelque chose de sain pourrait émerger d’une situation », a-t-il déclaré sur RTL.
Jordan Bardella a répété que le RN censurerait à nouveau tout gouvernement qui n’incarne pas une rupture avec la politique menée depuis huit ans par Emmanuel Macron. « Si (Emmanuel) Macron fait le choix de nommer un nouveau Premier ministre, alors ce Premier ministre n’a aucune autre possibilité que de rompre avec la politique qui est menée depuis huit ans », a-t-il tancé. « Auquel cas les mêmes causes entraîneront les mêmes conséquences et entraîneront par définition une censure du gouvernement », a-t-il prévenu.
08h40
Yaël Braun-Pivet prête à devenir Première ministre si Emmanuel Macron le lui demande
« Je ne suis pas candidate, en revanche je suis disponible pour œuvrer dans l’intérêt de mon pays […] à la place qu’il faudra », a dit ce mardi sur RTL la présidente de l’Assemblée nationale, se disant « évidemment » prête à quitter son poste actuel pour Matignon. « Si d’aventure, il fallait assumer cette mission-là, évidemment je ne rechignerais pas », a-t-elle déclaré.
#Premierministre : « S’il fallait assumer cette mission là, je ne rechignerais pas « @YaelBRAUNPIVET dans #RTLMatin avec @ThomasSotto pic.twitter.com/TC5J2CeUHx
— RTL France (@RTLFrance) September 9, 2025
Yaël Braun-Pivet a appelé comme Gabriel Attal à un « pacte de responsabilité, de stabilité » jusqu’en 2027 via des compromis entre les différents partis. Elle recevra à 9h30 les présidents des différents groupes politiques de l’Assemblée. Il n’y a pas une minute à perdre pour essayer de se mettre d’accord sur ce pacte de responsabilité et de stabilité », a-t-elle dit, soulignant l’urgence de doter la France d’un budget pour 2026.
08h35
Olivier Faure ne veut pas dire si le PS censurerait un nouveau gouvernement macroniste
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, qui veut qu’Emmanuel Macron nomme un Premier ministre de gauche, n’avait toujours pas été contacté mardi matin par le chef de l’Etat et a refusé de dire si le PS censurerait un Premier ministre du camp présidentiel. « Dans la nuit, je dormais sur mes deux oreilles et donc je n’ai pas entendu le téléphone sonner », a-t-il répondu sur France inter alors que le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de nommer un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours » après la chute de François Bayrou.
Interrogé sur l’attitude du PS en cas de nomination d’un Premier ministre macroniste comme Sébastien Lecornu ou Catherine Vautrin, Olivier Faure a refusé de répondre. « Je ne vais pas rentrer dans un récit qui serait celui de dire ce que je ferais avec tel ou tel. Pour l’instant, nous devons revendiquer le pouvoir et faire en sorte que cette possibilité existe », a-t-il plaidé alors que le groupe socialiste, avec ses 66 députés, occupe un rôle pivot à l’Assemblée nationale.
07h50
Pour Gabriel Attal, « tout a été fait à l’envers » depuis la dissolution
Invité sur TF1 ce mardi matin, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a estimé que « depuis un an et la dissolution, tout a été fait à l’envers ». « Des Premiers ministres sont nommés en se disant que derrière, ils auront une majorité, mais le contexte, c’est une Assemblée nationale divisée et aucune force politique qui n’a seule une majorité », a poursuivi le président du groupe EPR à l’Assemblée nationale, appelant à « parler du quoi avant de parler du qui ».
Chute du gouvernement : « Depuis un an et depuis la dissolution, tout a été fait à l’envers (…) Il faut sortir de cette spirale », @GabrielAttal dans #BonjourLaMatinaleTF1 pic.twitter.com/MFlSmSJYWC
— TF1Info (@TF1Info) September 9, 2025
Comme il l’avait fait la veille lors du débat dans l’hémicycle, Gabriel Attal a de nouveau souhaité qu’Emmanuel Macron nomme un « négociateur », « quelqu’un en dehors de la politique, qui ne sera pas Premier ministre, mais aura vocation pendant les trois prochaines semaines à réunir 7J/7 les chefs de partis politiques », afin de trouver des compromis.
07h30
Des « pots de départ » dans toute la France pour fêter la chute du gouvernement Bayrou
Des milliers de manifestants ont fêté lundi soir la chute du gouvernement de François Bayrou devant des mairies, à l’appel du mouvement « Bloquons tout » le 10 septembre. De source policière, 200 mobilisations ont fédéré « 11 000 personnes ». « Les actions les plus significatives » ont été observées à Rennes (750 personnes), Lyon (500 personnes), Brest (400 personnes), Grenoble (250 personnes) et Le Havre (220 personnes) dans une ambiance « globalement festive », a-t-on ajouté de même source.
A Nantes, quelque 300 personnes, selon la préfecture, se sont rassemblées en début de soirée, en musique et sous des pancartes marquées « Bye bye Bayrou » et « le 10/09 on bloque tout », quelques confettis survolant le regroupement. A Paris, des rassemblements étaient organisés devant plusieurs mairies d’arrondissement. Dans le 20e, au moins 200 personnes se sont réunies place Gambetta dans une ambiance bon enfant. Un rassemblement a également été organisé en fin d’après-midi à Pau, ville dont François Bayrou est le maire.
Dans une ambiance festive, bon millier de manifestants sont réunis place Sainte-Anne à Rennes pour le « pot de départ » de François Bayrou ⤵️ pic.twitter.com/g3xpLLIogW
— ici Armorique (@iciarmorique) September 8, 2025
07h10
Un nouveau Premier ministre attendu « dans les tout prochains jours »
Emmanuel Macron « nommera un nouveau Premier ministre dans les tout prochains jours », a annoncé lundi soir l’Elysée dans un communiqué. Son choix pourrait-il être annoncé dès ce mardi ? « Ça fait partie des possibles », tout comme une prise de parole présidentielle le même jour, glisse-t-on dans son entourage, sans certitude. A défaut, rapporte un interlocuteur régulier d’Emmanuel Macron, un Premier ministre pourrait être nommé d’ici la fin de la semaine, de manière à disposer d’un gouvernement au complet lorsque le chef de l’Etat s’envolera pour New York où il doit reconnaître les 22-23 septembre l’Etat de Palestine à l’ONU.
07h00
François Bayrou attendu à l’Elysée pour présenter sa démission
Au lendemain de sa chute, François Bayrou, qui a massivement perdu lundi son pari d’obtenir la confiance de l’Assemblée nationale, doit remettre sa démission ce mardi matin au président de la République, qui en a déjà « pris acte ».
Seuls 194 députés (macronistes, MoDem, Horizons et Républicains) ont voté pour la confiance lundi après-midi. Largement insuffisant face aux 364 voix conjuguées de l’opposition, allant du Rassemblement national à La France insoumise. Plus dommageable pour la coalition gouvernementale, 27 députés LR ont voté pour la confiance mais 13 ont voté contre, et 9 se sont abstenus.
Si ce résultat était attendu, il n’en reste pas moins historique : François Bayrou devient le Premier chef de gouvernement de la Ve République à échouer sur un tel vote de confiance qu’il n’était pas obligé de solliciter, moins d’un an après la censure du gouvernement de Michel Barnier.
Source link : https://www.lexpress.fr/politique/en-direct-francois-bayrou-renverse-le-premier-ministre-doit-remettre-sa-demission-a-emmanuel-macron-MVZLF7QWXBEXFCA4F4UOA4B4DE/
Author :
Publish date : 2025-09-09 16:38:00
Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.
