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Yair Rosenberg (The Atlantic) : « Dans la sphère Maga, réhabiliter Hitler vise à renverser le récit de l’Amérique »

Yair Rosenberg (The Atlantic) : « Dans la sphère Maga, réhabiliter Hitler vise à renverser le récit de l’Amérique »

Depuis les massacres du 7-Octobre et la guerre à Gaza qui s’est ensuivie, l’antisémitisme a regagné du terrain dans nos sociétés occidentales, et les États-Unis ne font pas exception. Des étudiants juifs harcelés et agressés lors de manifestations pro-Palestine. La résidence du gouverneur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, incendiée en raison de son soutien à Israël. Deux jeunes employés de l’ambassade israélienne abattus devant Capital Jewish Museum. L’ascension de Nick Fuentes, un nationaliste blanc, et de son jeune mouvement « Groyper », admiratif de Hitler, qui secoue la droite, tandis que la gauche affronte ses propres formes d’antisémitisme. La liste — non exhaustive – est longue. Mais ce regain d’hostilité ne s’explique pas uniquement par le conflit à Gaza, qui a été « un moment révélateur, une sorte d’éclair qui illumine le paysage et permet de voir toutes les fractures dans la société », analyse Yair Rosenberg, journaliste au magazine The Atlantic, où il traite des liens entre politique, culture et religion. D’après lui, « plusieurs dynamiques à l’œuvre dans la société américaine depuis une dizaine d’années alimentent aujourd’hui la montée de l’antisémitisme aux États-Unis ».

Deux choses l’inquiètent particulièrement : la jeunesse américaine – « Ils sont aujourd’hui plus antisémites que leurs aînés » – et le révisionnisme à la droite de la droite – « Par calcul électoral, certains responsables politiques préfèrent détourner le regard ». Entretien.

L’Express : Selon vous, le regain d’antisémitisme aux Etats-Unis s’explique en partie par la guerre à Gaza mais pas seulement. Pourquoi ?

Yair Rosenberg : Le conflit à Gaza n’a fait que précipiter un phénomène qui était déjà en cours, à savoir l’effondrement d’Israël comme sujet de consensus aux Etats-Unis. Si vous regardez les sondages sur les Américains et leurs attitudes envers Israël, ils ont été très positifs pendant des décennies. Cela a commencé à changer il y a une dizaine d’années. La perception favorable d’Israël a décliné, particulièrement à gauche, tandis que celle des Palestiniens, elle, augmentait lentement.

La question Israël-Palestine est profondément clivante dans la société américaine aujourd’hui, d’une manière qui n’existait pas il y a dix ou quinze ans. Et ce qui se produit lorsque vous avez un Israël perçu de manière beaucoup plus négative, c’est qu’un certain groupe de personnes se livre à ce que j’appelle « l’antisémitisme populaire » : ils attaquent des juifs en raison de leur relation supposée avec Israël, pourtant situé à des milliers de kilomètres. C’est une manière très courante dont fonctionne le préjugé. Après le 11-Septembre, si vous vous appeliez Oussama, par exemple, ou si vous étiez habillé de façon traditionnelle musulmane, vous faisiez l’objet de davantage de préjugés après ce genre d’événement. La plupart des gens utilisent des étiquettes, ne lisent pas d’analyses détaillées ni ne font la différence entre antisémitisme, antisionisme, critique d’Israël ou attaques contre les juifs. « Je vois une personne portant une étoile de David, une kippa ou un autre symbole juif… Cela me rappelle les juifs, ce qui me rappelle Israël, l’État des juifs, et cela me met en colère. Donc je vais aller agresser cette personne juive dans la rue ou je vais l’intimider dans ma salle de classe ». Ainsi, à mesure que la question d’Israël devient un sujet plus chargé négativement dans la politique américaine, il faut s’attendre à voir davantage d’antisémitisme populaire découlant des perceptions négatives d’Israël dans la société. Mais cela existait déjà bien avant Gaza, qui n’a été qu’un accélérateur.

Qu’entendez-vous par « accélérateur » ?

Gaza est un moment apocalyptique, à la fois littéralement, sur place, mais aussi en ce qui concerne l’antisémitisme à l’échelle mondiale. C’est un moment révélateur, une sorte d’éclair qui illumine le paysage et permet de voir toutes les fractures dans la société et les tendances sous-jacentes. Et parfois, les gens confondent l’éclair qui survient au milieu de la tempête avec tous les nuages et l’orage qui s’étaient déjà amassés avant. Car plusieurs dynamiques à l’œuvre dans la société américaine depuis une dizaine d’années alimentent aujourd’hui la montée de l’antisémitisme aux États-Unis. A commencer par l’augmentation de l’antisémitisme chez les jeunes Américains. Les données indiquent qu’ils sont plus antisémites que leurs aînés, plus enclins à dire aux sondeurs qu’ils ont une opinion défavorable des juifs : pas seulement d’Israël, mais bien des juifs eux-mêmes.

Il est facile pour quelqu’un qui adhère à un récit populiste de glisser vers un récit antisémite.

Pendant la campagne présidentielle, le sondeur David Shore a interrogé 130 000 électeurs – un échantillon énorme – et leur a posé notamment cette question basique : « Avez-vous une opinion favorable ou défavorable des juifs ? » 25 % des jeunes électeurs ont répondu « défavorable », avec des différences négligeables entre ceux qui votaient pour Trump ou Harris. D’autres enquêtes ont montré des tendances similaires ces dernières années.

Comment expliquer qu’un quart de la jeunesse américaine exprime aujourd’hui des opinions hostiles à l’égard des juifs ?

Un des facteurs évidents, souvent évoqué mais mal compris, est la distance temporelle croissante avec la Shoah, et la disparition progressive de sa mémoire. Je ne parle pas ici de la disparition des survivants juifs, mais de celle de l’expérience non juive de la Shoah. C’est l’une des grandes tendances de fond, déjà largement à l’œuvre bien avant tout ce que nous voyons aujourd’hui.

C’est-à-dire ?

Contrairement à une idée reçue, l’Amérique ne s’est pas particulièrement préoccupée du sort des juifs pendant la Shoah, du moins au départ. Les Américains étaient plutôt sceptiques et méfiants à l’égard des juifs d’Europe. Ils ne voulaient pas que des réfugiés viennent dans leur pays. Ils soupçonnaient même les juifs d’être peut-être des espions allemands ! Des sondages Gallup de l’époque montrent que plus de 60 % des Américains jugeaient les juifs en partie ou totalement responsables de leur propre persécution. Puis l’Amérique est entrée en guerre, pas à cause de la Shoah, mais parce qu’elle s’est retrouvée attaquée. Des Américains des quatre coins du pays sont partis combattre les nazis. Et au passage, ils ont libéré certains camps de concentration. Nous avons les témoignages, les lettres écrites par ces soldats américains qui ont découvert ces camps et qui ont été complètement choqués. Ils disaient des choses comme : « Je croyais que ce qui s’y passait relevait de la propagande. Et maintenant, j’ai vu de mes propres yeux que ce n’était pas exagéré. C’était pire. »

Dwight D. Eisenhower, qui était le commandant des forces alliées en Europe (NDLR : devenu ensuite président des États-Unis), a amené des membres du Congrès et des journalistes dans les camps pour documenter et témoigner afin que personne ne puisse nier ce qui s’est passé. De retour aux États-Unis, tous ces soldats ont raconté à leur communauté ce qu’ils avaient vu dans les camps. Ils en parlaient dans leurs églises, écrivaient dans les journaux, etc. Cette expérience de première main, puis de seconde main, entendue par d’autres, a changé l’attitude de l’Amérique envers les juifs. Cela a permis de comprendre que l’antisémitisme était quelque chose de profondément dangereux. Mais cela a aussi transformé le mythe américain : l’Amérique est devenue le pays qui a vaincu les nazis, donc être Américain, c’était être contre l’antisémitisme. Aujourd’hui, nous avons dépassé cette époque. L’expérience non juive de la Shoah est en train de disparaître. Les personnes qui ont vécu cela, qui ont transmis cela, se retirent peu à peu de la scène. Et lorsque cette mémoire s’efface, on revient à l’état dans lequel se trouvait l’Amérique tel qu’il existait avant la Shoah : un climat de suspicion et d’hostilité envers les juifs. C’est un processus historique naturel. Cela signifie qu’il y a désormais beaucoup plus de gens réceptifs aux discours négatifs sur les juifs.

Vous établissez aussi un lien entre montée du populisme et antisémitisme.

Oui. Cette montée du populisme s’observe depuis une dizaine d’années même si bien sûr, ce phénomène ne se limite pas à la politique américaine. On l’a vu lors de l’élection de 2016, avec la campagne insurgée de Donald Trump, qui a réussi à mettre la main sur le Parti républicain et à en évincer les élites. Et aussi avec la campagne de Bernie Sanders, qui a presque réussi à détrôner Hillary Clinton et à prendre le contrôle du Parti démocrate. Et bien qu’il n’y soit pas parvenu, il a profondément modifié la trajectoire du Parti démocrate, avec des répercussions considérables et durables sur la politique américaine. Le populisme fait partie de ces mouvements qui émergent en réaction aux échecs des élites. Et les populistes américains ont eu de nombreux échecs de ce type à mettre en avant pour se justifier, qu’il s’agisse de guerres catastrophiques menées à l’étranger, d’une mauvaise gestion économique, d’une perte de confiance dans les médias, ou encore d’une défiance envers le monde universitaire, celui-ci n’ayant pas nécessairement su offrir les perspectives d’avenir que les citoyens pensaient obtenir en y entrant et en y décrochant leurs diplômes.

Différentes classes et groupes sociaux ont donc toutes les raisons de penser que les élites ont mal gouverné leur société. Et cela conduit souvent à une réaction populiste selon laquelle ces élites doivent être détrônées et remplacées. C’est un processus normal qui s’est déjà produit aux États-Unis et ailleurs. Mais ce qu’il faut comprendre à propos du récit populiste, c’est qu’au fond, il s’agit d’une histoire selon laquelle les masses innocentes ont été trahies, manipulées et lésées par une cabale d’élites qui n’agissent pas dans leur intérêt. Ce récit est extrêmement proche du récit antisémite, qui affirme que les masses ont été victimes d’une cabale occulte d’élites, à savoir les juifs. Ces deux récits riment. Il est ainsi très facile pour quelqu’un qui adhère d’abord à un récit populiste classique de glisser vers un récit antisémite, ou d’y être plus réceptif.

Quel rôle attribuez-vous aux réseaux sociaux dans la montée de l’antisémitisme ?

Ils favorisent l’antisémitisme conspirationniste, soit l’idée selon laquelle une cabale secrète de juifs serait responsable de problèmes sociaux, politiques et économiques. Les réseaux sociaux facilitent les mensonges, les récits fictifs et les théories du complot. Or l’antisémitisme est justement l’une de ces théories.

Les réseaux sociaux « dopent » aussi l’antisémitisme car les algorithmes décident de ce qu’ils vous montrent en fonction de ce qui attire l’attention, de ce qui est partagé, de ce qui obtient des « likes ». Il y a très peu de juifs dans le monde : environ 0,2 % de la population de la planète. En revanche, il y a beaucoup plus de personnes qui nourrissent certains préjugés à l’égard des juifs. Et ce nombre de personnes, souvent dans des pays où il n’y a même pas de juifs, dépasse largement la population juive elle-même, mais aussi celle des non juifs prêts à s’opposer activement à l’antisémitisme. La conversation devient soudainement mondialisée déterminée par des algorithmes, où ce sont les chiffres qui décident de ce qui l’emporte. Or, les personnes les plus susceptibles de s’informer via les réseaux sociaux sont les plus jeunes. Donc, encore une fois, on introduit une nouvelle technologie, utilisée principalement par des jeunes, qui renforce les théories du complot au détriment des minorités.

Selon un sondage du Washington Post publié en octobre, 32 % des juifs déclarent ne pas se sentir en sécurité aux États-Unis. Est-il devenu dangereux, aujourd’hui, d’être juif dans ce pays ?

Ce n’est pas mon expérience. Moi-même, je porte des symboles juifs distinctifs. J’ai eu des remarques hostiles dans la rue, ici et là au cours de ma vie. Mais ce genre de choses est très différent d’attaques violentes. Cela dit, nous avons des données sur les crimes haineux dans des endroits comme New York et dans le reste des États-Unis, recueillies par le département de police de New York et par le FBI pour l’ensemble du pays. Les crimes haineux antijuifs dépassent constamment tous les autres crimes à motivation religieuse en Amérique, généralement plus que tous les autres crimes antireligieux combinés.

Des personnalités tolèrent des idées antisémites parce qu’elles ne veulent pas perdre cette base à droite.

Et, de fait, nous avons vu ces dernières années des attaques antisémites — contre des individus, contre des responsables politiques — qui ont été violentes et liées ou non à Israël, ainsi que, bien sûr, des attaques de la part de suprémacistes blancs. Reste à savoir si cela va s’intensifier ou non.

Débordé par sa propre aile radicale, le Parti républicain peine à contenir la montée de l’antisémitisme au sein du mouvement Maga. En témoigne l’interview complaisante du commentateur conservateur Tucker Carlson avec Nick Fuentes, un influenceur connu pour sa rhétorique raciste et antisémite qui fait l’éloge de Hitler et affirme que les Juifs « ne s’assimilent pas » car « leur véritable patrie est Israël ». Une interview condamnée par certains responsables du parti, qui se déchire sur cette question. L’antisémitisme devient-il un enjeu central pour la droite américaine ?

J’évite de parler de l’antisémitisme en termes de gauche et de droite, parce qu’il me semble antérieur au Parti républicain, au Parti démocrate, au communisme, au capitalisme, au christianisme ou à l’islam. Le sentiment antijuifs et les préjugés antijuifs précèdent tout cela, et ils relèvent d’instincts humains beaucoup plus profonds, qui peuvent se manifester à travers des discours de gauche ou de droite, mais n’en sont pas issus. L’une des sources de tout cela, c’est la question suivante : avez-vous un esprit conspirationniste ? Êtes-vous le genre de personne qui voit des mains cachées derrière tous les problèmes de la société ? Quelqu’un de tellement consumé par la méfiance qu’il cherche constamment une cabale secrète et sinistre à laquelle attribuer les problèmes qu’il perçoit dans le monde… Cette personne-là, quelle que soit sa religion ou sa politique, est susceptible de finir par devenir antisémite. Et ce que nous voyons à droite, c’est une montée de l’antisémitisme conspirationniste. Cela mijote à nouveau, en grande partie à cause des tendances que nous avons évoquées. Tucker Carlson est un complotiste. L’antisémitisme fait partie des théories du complot qu’il diffuse, mais il en a aussi sur l’assaut du Capitole ou encore sur le FBI. Il a des théories du complot sur tant de choses qu’il est presque difficile de suivre.

Et il y a beaucoup d’autres personnes dans cet univers étendu qui, soit adhèrent à certaines de ces théories du complot, soit estiment qu’il existe une base électorale pour celles‑ci et veulent l’utiliser politiquement. Vous avez donc des personnalités qui tolèrent ou reprennent des idées antisémites, ou simplement détournent le regard parce qu’elles ne veulent pas perdre cette base à droite. Les responsables politiques essaient encore à l’heure actuelle de déterminer s’ils doivent rejeter tout cela, le combattre, ou s’ils doivent l’accommoder. Cela représentera un défi majeur dans les années à venir, au moment où le Parti républicain devra se redéfinir une fois que Donald Trump laissera sa place.

Le révisionnisme aussi gagne du terrain dans la sphère Maga. Certains, comme le podcasteur Darryl Cooper, invité de The Tucker Carlson Show, vont jusqu’à affirmer que Churchill aurait provoqué la guerre en refusant la paix avec Hitler. « Ces réhabilitateurs du Reich ne sont pas marginaux », écriviez-vous récemment.

Tucker Carlson a accueilli une série d’apologistes de Hitler sur son podcast, qui est très suivi. Il y a d’autres personnes, qui évoluent un peu dans le même univers que lui, qui participent elles aussi à la réhabilitation de l’extrême droite. Cela rejoint ce dont nous avons parlé au début : la manière dont la Seconde Guerre mondiale et la Shoah ont transformé l’attitude américaine envers les juifs. Si vous êtes opposé à l’idée que les Américains, horrifiés par la Shoah, aient considéré l’antisémitisme comme quelque chose de dangereux et fondamentalement anti-américain, et considérez cela comme un obstacle à votre vision politique, alors vous cherchez à renverser ce récit américain. Vous voulez convaincre les gens qu’en réalité Hitler était incompris, qu’il n’était pas si mauvais, que Churchill était le vrai méchant, que peut-être nous n’avons pas vraiment gagné la Seconde Guerre mondiale. C’est quelque chose que Tucker Carlson a aussi affirmé. Il s’agit d’inverser moralement l’histoire américaine pour ouvrir la voie aux types de figures que l’Amérique a jusque-là tenues à l’écart. C’est très préoccupant.

A gauche, Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York, a fait l’objet de vives critiques sur ses positions anti-Israël, certains l’accusant d’antisémitisme. Ces accusations sont-elles fondées ?

Je ne crois pas qu’il souhaite du mal aux juifs de New York. Il croit pouvoir tracer une ligne rouge très nette entre son antisionisme et l’antisémitisme. Il est un antisioniste convaincu. Il ne pense pas qu’Israël devrait exister comme État juif, de quelque manière que ce soit. C’est une position que beaucoup de juifs considèrent comme antisémite, et qu’une minorité de juifs ne voit pas comme telle. Et lui estime que son antisionisme et son opposition à l’existence d’Israël en tant qu’État juif peuvent être entièrement distingués de l’antisémitisme, et qu’il peut protéger les juifs. Et je suis sûr qu’il le croit sincèrement. Il existe une zone grise entre antisémitisme et antisionisme. Toutes sortes de situations apparaissent dans cet entre-deux, des choses complexes. Et l’épreuve pour Mamdani sera le moment où la ligne qu’il veut tracer ne sera plus aussi claire dans le monde réel. Quand elle deviendra floue dans la réalité, comment réagira-t-il ?

Au lendemain du 7 octobre 2023, plusieurs campus américains ont été le théâtre d’incidents antisémites. La situation est-elle revenue à la normale ?

Il y a des milliers de campus aux États-Unis, je ne pourrais absolument pas parler de tous. J’ai tendance à penser que les choses qui font les gros titres concernant les campus universitaires ressemblent un peu aux accidents aériens. On entend parler de la poignée d’avions qui s’écrasent, et non des milliers d’appareils qui décollent et atterrissent sans aucun incident chaque jour. Donc, de manière générale, la situation sur les campus n’était peut-être pas aussi enflammée qu’elle a pu le paraître depuis l’étranger. En même temps, il y a eu de sérieux problèmes, des choses qui se sont réellement produites et de véritables controverses. Une partie de ces tensions s’est probablement atténuée, d’une part parce que la guerre elle-même s’est « calmée », et d’autre part parce que l’administration Trump a eu un effet dissuasif en exerçant des pressions financières sur le milieu académique.



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Author : Laurent Berbon

Publish date : 2025-11-30 17:00:00

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