Le Parisien

Loiret : une législative partielle sous la menace de l’abstention pour remplacer la ministre de la Santé, Stéphanie Rist



Les changements de gouvernements n’ont pas que des effets au niveau national. La nomination de Stéphanie Rist au ministère de la Santé, le 12 octobre dernier, alors qu’elle était députée du Loiret, aurait dû être suivie par l’arrivée à l’Assemblée nationale de son suppléant, Stéphane Chouin. Cependant, ce dernier a choisi rester maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin (Loiret). Dans une lettre adressée aux habitants de sa commune, il a défendu sa décision en soulignant qu’il avait « indiqué à Madame Rist (…) et aux membres du conseil municipal, (qu’il) ne souhaitait pas siéger à l’Assemblée nationale si cette situation se présentait », préférant conserver son mandat local.C’est cette situation qui a donc précipité la tenue, les 18 et 25 janvier prochains, d’une élection législative partielle dans la première circonscription du Loiret.Élue pour la première fois députée en 2017, Stéphanie Rist, figure locale du macronisme, sera bien candidate à sa réélection. En cas de victoire, la ministre de la Santé laissera sa place à sa nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet (Horizons), la maire de Saint-Denis-en-Val (Loiret).Ordre dispersé à gauche comme à l’extrême droiteFace à elle, les candidats ne seront pas tout à fait les mêmes que lors des élections de juin et juillet dernier, qui avaient suivi la dissolution de l’Assemblée. Du fait de l’éclatement du Nouveau Front populaire, LFI et le PS partiront ainsi en ordre dispersé, derrière Houari Belgherbi et Ghislaine Kounowski respectivement. En juin 2024, lors du premier tour, la socialiste représentant le NFP était arrivée en deuxième position avec 31,47 % des voix (derrière Stéphanie Rist : 31,60 %). Elle s’était alors désistée au second tour pour faire barrage à la candidate du Rassemblement national, Tiffanie Rabault.Dix-huit mois plus tard, cette dernière est reconduite par son parti, alors qu’elle est par ailleurs candidate déclarée à la mairie d’Orléans. Elle devra en tout cas batailler pour le siège de député avec Nicole Maurice, qui portera les couleurs de Reconquête, tandis que LR s’est abstenu de placer l’un de ses membres.L’approche de ce scrutin « écœure » Philippe, 57 ans. Lui, qui n’avait jusqu’ici jamais manqué une élection, n’ira pas voter. « Les députés n’arrivent même pas à s’accorder sur le budget. La menace de dissolution n’a pas disparu, il y a bientôt les municipales et les présidentielles ne sont plus si loin. J’en ai marre », grommelle ce cadre de l’agroalimentaire, habitant à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.En particulier, sa colère se porte notamment sur le « choix inconséquent » de Stéphane Chouin : « Je suis d’accord pour dire que voter est un devoir mais, de l’autre côté, quand on se présente, siéger est un devoir. Je ne comprends pas et je ne suis pas le seul. À ce train-là, cette circonscription plutôt centriste va passer RN. J’accepte de prendre ce risque. Ras-le-bol. »



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