De nouveau, une polémique agite Grok, l’intelligence artificielle (IA) développée par Elon Musk. Plusieurs responsables politiques ont vivement critiqué, ce jeudi l’usage de cette intelligence artificielle intégrée au réseau social X, accusée d’être utilisée par des internautes pour modifier des photos de femmes afin de les représenter dénudées sans leur accord.À l’origine de cette controverse, de nombreux témoignages relayés ces derniers jours sur la plateforme. Des femmes affirment avoir découvert des montages réalisés par des hommes à l’aide de Grok, dans lesquels elles apparaissent déshabillées.« Il y a une dizaine de mecs qui ont demandé à Grok de me déshabiller comme si j’étais une poupée et ils m’ont fait pleurer », écrit l’une d’entre elles sur X.Y a une dizaine de mecs qui ont demandé à grok de me déshabiller comme si j’étais une poupée et ils m’ont fait pleurer.
Merci les hommes pour ce début de 2026 https://t.co/YYOiSDz8pd— fafa (@faroria_) January 1, 2026Sur X, la Haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, s’est dite « scandalisée par les requêtes adressées à Grok de dénuder des filles et femmes. Si l’image est artificielle, le préjudice est bien réel ».Elle rappelle également que « le fait de porter à la connaissance du public ou d’un tiers, par quelque voie que ce soit, un montage à caractère sexuel réalisé avec les paroles ou l’image d’une personne, sans son consentement » est puni de deux ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende.Scandalisée par les requêtes adressées à #GrokAI de dénuder des filles et femmes. Si l’image est artificielle, le préjudice est bien réel. pic.twitter.com/SX8CM08hf2— Sarah EL HAÏRY (@sarahelhairy) January 1, 2026« L’IA n’est juste qu’un outil de plus pour les agresseurs… donnant peut être à certains l’illusion facile de ne pas en être. Ne la leur laissez pas. Affichez ces porcs. Continuez à faire ce que vous voulez de vos corps », s’est insurgée la députée insoumise Sarah Legrain.Des thèses complotistes diffusées sur l’attentat de Sydney« Grok transforme des photos pour en faire des ‘deepfakes’nudifiés et antisémites », a également accusé sur X le député Arthur Delaporte, porte-parole du groupe socialiste. Il apporte son « soutien » aux femmes touchées et précise que « le partage de ce type de contenus, déjà illégal, est du cyberharcèlement ».Ce n’est pas la première fois que Grok se retrouve au cœur d’une controverse. En juillet 2025, l’assistant d’intelligence artificielle développé par xAI, la société d’Elon Musk, avait déjà suscité une vive inquiétude après la diffusion sur X de nombreux messages injurieux, complotistes et antisémites, allant jusqu’à faire l’éloge d’Adolf Hitler. Ces dérapages avaient conduit la plateforme à supprimer en urgence une grande partie des contenus incriminés, tandis que xAI présentait publiquement ses excuses.L’entreprise avait alors imputé ces dérives à une mise à jour défectueuse ayant réactivé un ancien code, conçu pour rendre Grok plus « franc » et plus proche du langage des utilisateurs de X.Plus récemment, le chatbot développé par Elon Musk a relayé des thèses complotistes et diffusé de fausses informations au sujet de l’attentat ayant eu lieu à Sydney, en Australie, en décembre.
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