Donald Trump a relancé, ce week-end, la pression américaine sur Cuba. Dimanche, le président des Etats-Unis a « vivement recommandé » à Cuba de parvenir à un accord avec les Etats-Unis « avant qu’il ne soit trop tard ». « Il n’y aura plus d’argent ou de pétrole vers Cuba. Zéro ! », a-t-il publié sur sa plateforme Truth Social. Le président américain a justifié cette menace par la fin du soutien vénézuélien à l’île après la capture, début janvier, du président Nicolas Maduro lors d’une opération nocturne à Caracas.
Depuis cette intervention spectaculaire, Washington fait pression sur la nouvelle présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, pour mettre un terme aux livraisons de pétrole vers Cuba. Le Venezuela était jusqu’alors le principal fournisseur énergétique de l’île. Entre janvier et novembre de l’an dernier, Caracas a livré en moyenne 27 000 barils de pétrole par jour, couvrant environ la moitié de ses besoins, selon des données d’expédition maritime et des documents de la compagnie pétrolière nationale PDVSA cités par Reuters. Désormais, le pétrole vénézuélien est vendu aux Etats-Unis.
Une économie fragilisée
Dans ce contexte de tension, Donald Trump a également partagé dimanche un message suggérant que son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, né de parents immigrés cubains, pourrait devenir un jour président de Cuba. Le président américain a republié sur Truth Social un message de l’utilisateur Cliff Smith affirmant : « Marco Rubio sera président de Cuba », accompagné d’un émoji rieur, ajoutant en commentaire : « Cela me paraît très bien ! », rapporte l’AFP.
Les services de renseignement américains dressent un tableau préoccupant de la situation économique et politique cubaine. Selon des informations rapportées par Reuters, les évaluations confidentielles évoquent une économie fragilisée par les sanctions commerciales, les coupures d’électricité et les difficultés dans les secteurs clés comme l’agriculture et le tourisme. Elles ne confirment toutefois pas clairement l’affirmation de Donald Trump selon laquelle l’île serait « prête à tomber ».
Cuba, cible prioritaire de Washington
Cette nouvelle escalade verbale s’inscrit dans une longue histoire d’ingérences américaines en Amérique latine. Après le Venezuela, Cuba apparaît désormais comme une nouvelle cible prioritaire sur les radars de l’administration Trump, alors que l’île reste fortement dépendante de ses approvisionnements énergétiques extérieurs. A La Havane, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a rejeté les accusations américaines. Il a affirmé que Cuba n’avait reçu « aucune compensation » pour les services de sécurité fournis à un autre pays et rappelé que l’île avait le droit d’importer du carburant « de tout pays disposé à l’exporter », selon un message publié sur X. Il a également accusé les Etats-Unis d’agir de manière « criminelle » et de menacer la paix mondiale.
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Publish date : 2026-01-11 16:15:00
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