Auxiliaire de vie est un métier qui exige honnêteté pour générer la confiance du client aidé. Ce n’est hélas pas toujours le cas. Nicole, 84 ans, en a fait l’amère expérience. Vulnérable, elle a besoin d’une aide à domicile au quotidien chez elle à Fontainebleau. Elle employait une certaine Denise, de la société Petitfils.Mais le fils de Nicole ne tarde pas à constater des retraits suspects sur le compte bancaire de sa mère, précisément entre le 26 janvier 2025 et le 22 mars 2025 et ce, à chaque fois que l’employée de maison vient travailler chez elle. Des sommes qui varient de 100 euros à 460 euros. Il est vrai que le code de sa carte est mis à disposition dans un carnet de liaison pour faire les courses… La tentation a-t-elle été insurmontable ? Au total, la somme soustraite frauduleusement s’élève à 1 800 euros.Le 18 avril dernier, Nicole dépose plainte. Les faits qui l’ont traumatisée venant de la part d’une proche de confiance a priori ont également contribué à dégrader son état de santé. Son fils a été contraint de la placer dans une maison de retraite.Elle avait reconnu les faits lors de l’enquêteSuspectée, l’aide à domicile a reconnu les faits. Elle a expliqué qu’elle ne travaillait pas durant suffisamment d’heures pour payer ses charges… Mais se disait prête à rembourser par des retenues sur son salaire. Le visionnage de caméras de vidéosurveillance a montré qu’elle était effectivement venue retirer des sommes à la banque les jours des vols.La société Petitfils a été avisée. Le responsable de l’agence locale a affirmé qu’elle n’avait jamais posé de problèmes depuis les deux années qu’elle travaillait pour lui. Il savait qu’elle avait des problèmes financiers. Il l’a mis à pied.Jugée ce lundi au tribunal correctionnel de Fontainebleau pour vol facilité par l’état d’une personne vulnérable, cette femme a brillé par son absence. En revanche Nicole était présente, en fauteuil roulant et accompagnée de son fils.Appelé à la barre, ce dernier a dit n’avoir reçu aucun contact de Denise depuis l’enquête, pas plus que de son employeur. Sa mère s’est portée partie civile et a demandé 1 800 euros de dommages et intérêts.La procureure a requis à l’encontre de la prévenue trois mois de prison avec sursis probatoire pendant un an, avec obligation de travailler et de réparer les dommages causés. Elle a demandé aussi l’interdiction d’exercer le métier d’auxiliaire de vie pendant un an.Au final, elle a été condamnée à six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, avec interdiction d’exercer ce levier d’auxiliaire de vie, obligation de travailler et d’indemniser la victime. Elle devra lui verser 1 800 euros de dommages et intérêts.
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