Le commandement central des États-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom) a annoncé, samedi 10 janvier, avoir mené des frappes « à grande échelle » contre plusieurs cibles de l’organisation État islamique (EI) à travers la Syrie. Dans un message publié sur X, le CentCom précise que ces opérations ont été conduites « en collaboration avec des forces partenaires », sans identifier ces dernières. L’action intervient en représailles à une attaque survenue en décembre dans la région de Palmyre, qui avait coûté la vie à deux militaires et un interprète américains. « Notre message reste clair : si vous vous en prenez à nos combattants, nous vous trouverons et nous vous tuerons où que vous soyez dans le monde », a rappelé le CentCom. Le communiqué ne précisait pas si des personnes avaient été tuées lors des frappes.
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— U.S. Central Command (@CENTCOM) January 10, 2026
Selon l’AFP, la Jordanie a indiqué dimanche avoir participé aux frappes, menées dans le cadre de la coalition internationale, « pour neutraliser les capacités des groupes terroristes et les empêcher de se réorganiser ou d’utiliser ces zones pour lancer des attaques menaçant la sécurité régionale ».
« De très lourdes représailles »
Ces frappes font suite à une première série d’attaques américaines en Syrie, déclenchées en décembre après l’assassinat de trois ressortissants américains. Washington avait alors frappé « plus de 70 cibles » dans les régions de Homs, Deir Ezzor et Raqa, tuant au moins cinq membres de l’EI, dont le chef d’une cellule de drones, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Le président Donald Trump avait qualifié ces raids de « très lourdes représailles » contre des bastions de l’EI. L’attaque du 13 décembre avait été menée par un membre des forces de sécurité syriennes visé pour ses « idées islamistes extrémistes » ; Washington l’a imputée au groupe djihadiste, qui ne l’a pas revendiquée.
Parallèlement, le Royaume-Uni et la France ont mené début janvier des frappes conjointes contre des positions de l’EI près de Palmyre, dans le cadre de l’opération « Inherent Resolve » (OIR), la coalition internationale antidjihadiste coordonnée par les Etats-Unis. Selon Londres, une installation souterraine utilisée comme dépôt d’armes et d’explosifs a été détruite grâce à des bombes guidées. Les forces françaises ont confirmé avoir participé à ces raids pour « empêcher la résurgence de Daech », sans fournir davantage de détails.
Depuis sa défaite face à la coalition internationale en 2019, l’EI continue de mener sporadiquement des attaques depuis le vaste désert syrien. La région de Palmyre, ancien bastion du groupe djihadiste et site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, reste régulièrement ciblée par les opérations de la coalition internationale, qui cherche à empêcher toute reprise de contrôle par l’organisation. Avec le retour au pouvoir de Donald Trump et sa volonté de réduire la présence américaine à l’étranger, le Pentagone avait annoncé en avril 2025 une diminution de moitié des effectifs militaires américains en Syrie, dont le total actuel n’est pas officiellement connu.
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Publish date : 2026-01-11 09:50:00
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