Jeudi dernier, j'ai eu le bouleversant privilège d'assister à l'avant-première de L'Abandon, de Vincent Garenq, qui retrace avec une exactitude glaçante les onze jours d'emballement infernal ayant précédé la décapitation de Samuel Paty : le film courageux, inespéré, indispensable, que tous les professeurs et les laïques attendaient. Nous ne sommes pas déçus ! D'une justesse et d'une dignité parfaites, puisant dans la retenue et la vérité des personnages toute la puissance tragique de l'événement, rien ne lui manque et rien n'est en trop : Antoine Reinartz est à lui seul une ode au métier d'enseignant, tant il incarne avec authenticité










