Alain Finkielkraut a la passion de la conversation. C'est la forme qu'il a choisie pour son nouvel ouvrage, Le coeur lourd (Gallimard), un des succès de librairie de ce début d'année. Pour dialoguer avec lui, Vincent Tremolet de Villers, le directeur délégué de la rédaction du Figaro, un cadet bienveillant et admiratif. "Orphelin inconsolable" de la gauche, "Fink" a trouvé refuge sur la rive droite. Dans ces entretiens, on entend l'intranquillité du philosophe, terrifié par le retour de l'antisémitisme en Europe et blessé par la politique de Benjamin Netanyahou. Le cœur lourd exprime son rapport inquiet à une "France qui















