C’est un format dont Vladimir Poutine est friand. Une brochette d’officiels, hauts fonctionnaires, gouverneurs, oligarques, parfois ministres, sagement assis en rang, manifestement terrifiés. Face à eux, le président russe, en majesté, distribue les bons et les mauvais points, admoneste, s’agace. Pourquoi telle promesse n’a-t-elle pas été tenue ? Pourquoi tel objectif n’a-t-il pas été atteint ? Ses interlocuteurs sont au supplice. Poutine se délecte et les téléspectateurs sont confortés dans leur croyance que "le tsar est bon et les boyards mauvais", comme le dit le proverbe russe. C’est une scène de ce type qui s’est déroulée le 15 avril. Les














