Il faut le reconnaître, la relation franco-allemande traverse une nouvelle zone de turbulences, marquée par une série d’irritants et de frustrations réciproques. Le premier point de friction concerne les questions économiques et budgétaires. La proposition d’emprunts européens (Eurobonds), régulièrement défendue par Emmanuel Macron est regardée avec réserve par une large partie de la classe politique allemande : ce serait un prétexte pour ne pas traiter le problème budgétaire français. Dans le même temps, les désaccords sur le traité de libre-échange avec le Mercosur ont alimenté la méfiance. Le rapprochement germano-italien est observé avec circonspection à Paris. Enfin, l’enlisement du projet

















