Un an c’est long. Voilà une année que les membres du Rassemblement national vivaient en apnée. Forcés d’attendre une décision judiciaire qui devait déterminer qui de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella porterait les couleurs de l’extrême droite à l’élection présidentielle. Forcés de louvoyer face aux questions dérangeantes, de feindre que tout allait pour le mieux lorsque des divergences de ligne commençaient à poindre, de faire en sorte que les équipes des deux candidats putatifs s’écharpent le moins possible aux yeux de tous. Le temps de l’attente, heureusement, est terminé. Marine Le Pen, condamnée par la cour d’appel (elle