"C'est horrible", "j’ai l'impression d'être dans une serre tropicale". Au téléphone, Raphaël, détenu dans le Grand Est sous le régime de la semi-liberté, est à bout de nerfs. Depuis la mi-mai, il subit les vagues de chaleur à répétition, enfermé dans sa cellule. 13 mètres carrés qu'il partage avec son codétenu, lequel est cardiaque. Entre ces quatre murs de béton, le mercure a atteint les 36 degrés. Une chaleur étouffante à laquelle s'ajoute l'humidité, qui colle à la peau. Impossible de se rafraîchir grâce à la douche. Sa plomberie, en surchauffe, ne recrache que de l'eau brûlante dont les vapeurs















