A-t-il la pression ? Ce n’est pas ce que Russell Foster dégage, en tout cas, alors qu’il enchaîne les entretiens à toute vitesse, en ce jeudi après-midi. A 65 ans, cet éminent biologiste à l’université d’Oxford s’est récemment vu confier une mission particulièrement prenante : résumer ce que l’on sait des effets des écrans sur le sommeil, pour édicter les prochaines recommandations officielles du Royaume-Uni. Une tâche qui ne semble pourtant pas l’accabler, lui qui a passé sa vie à étudier les réactions biologiques liées au sommeil.Lorsqu’on le rencontre pour parler de cette mission attribuée par le Sénat, dans l’espoir