Au cours de sa carrière, Christian Gollier admet avoir eu des "phases d’euphorie et de profonde dépression - de nature intellectuelle". On imagine aisément que son cas n’est pas isolé parmi les économistes de l’environnement. Voire pour tous ceux qui suivent au quotidien la lutte contre le changement climatique. En ce moment, celui qui est encore directeur de la Toulouse School of Economics (TSE) - il passera le flambeau à l’automne à Victoria Barham - vit un moment creux. La faute au backlash écologique à l’œuvre ces derniers mois. L’urgence, pourtant, est toujours là. Les catastrophes climatiques récentes en sont