Faut-il réveiller le président ? Il est 23h50, le 3 avril 1985, quand Michel Rocard, ministre de l’Agriculture, compose le numéro du standard de l’Elysée – c’est ainsi que les choses se déroulaient à cette époque. On lui passe le conseiller de permanence. "Je voudrais parler au président." "Mais tu as vu l’heure ? Il doit dormir. Ne peux-tu pas attendre demain matin ?" "Non, c’est trop urgent." Vérification est faite au sommet de l’Etat : oui, François Mitterrand dort. C’est donc le Premier ministre Laurent Fabius qui est alerté. Michel Rocard veut démissionner. Et c’est au chef de l’Etat


























