Début des années 2010, un des responsables Afrique de la DGSE débarque au rendez-vous annuel du Cissa, la Conférence du comité des services de renseignements et de sécurité africains. L’occasion d’échanger sur les filières terroristes du continent. Avec l’homologue algérien, ils se toisent. "Il était impossible de parler concrètement avec eux, regrette cet ex-cadre du renseignement français. Ils donnaient un bout de renseignement sur ce qui nous intéressait, puis enchaînaient les craques." L’agent secret algérien, lui, multiplie les diatribes au sujet du Sahara occidental. Les deux hommes se quittent sans s’être donné des informations qui auraient pu être profitables à



























