Cette fois, elle en était certaine. Certaine de toucher du doigt l’élection. Le parti était sur des rails. On écrivait depuis des mois la nouvelle légende de Marine Le Pen. Les cadres le juraient, la main sur le cœur : "Toute son attention est aujourd’hui tournée vers 2027." On décrivait sa nouvelle vie d’ascète. Elle qui aimait toujours esquisser quelques pas de danse après des événements du parti rentrait désormais se coucher. D’ailleurs, elle ne buvait plus d’alcool. Et s’était remise au sport, avec son amie l’eurodéputée Catherine Griset. Les commentaires empreints d’une gravité plus ou moins feinte fusaient. "Elle



























