Guido Reni (1575-1642), c’est d’abord un personnage haut en couleur : fort en gueule, colérique, impulsif et… accro aux jeux d’argent – une addiction qui lui vaut, selon son ami et premier biographe Carlo Malvasia, de compenser ses pertes financières par la production effrénée de copies de ses œuvres, dont la qualité varie selon qu’elles furent exécutées par le maître ou par l’un de ses innombrables élèves. Pas facile de s’y retrouver, encore aujourd’hui, car, dans la Bologne du XVIIe siècle, la bottega de Reni est une véritable ruche où grouillent en permanence des dizaines d’étudiants, venues de toute l’Europe,





























