Un médecin parlerait sans doute de déni. Ou de fuite en avant. Il dresserait le diagnostic d’un patient incapable d’appréhender le réel. Le réel, c’est celui d’une société française malade de sa dette publique et de ses déficits qui s’empilent méthodiquement depuis 1973 au gré des alternances politiques. Le réel, c’est 3 345 milliards d’euros d’endettement à la fin du premier trimestre de cette année, d’après l’Insee, soit près de 114 % du PIB – un niveau record – contre un ratio moyen de 87 % dans l’ensemble de la zone euro hors France. Un trou dans les comptes de





















