Dans l’imaginaire collectif, du moins, celui du siècle dernier, l’ennui possédait une qualité enviable : il évoquait ces interminables après-midi brûlants passés à rêvasser, faute de mieux, ou cette créativité singulière qui peut naître du vide. "Rien de tel que l’ennui pour vous faire écrire", notait Agatha Christie, la papesse du polar anglais. Puis il y eut un grand silence, suivi du cliquetis ininterrompu de nos pouces sur nos claviers de smartphones. Facebook, X, Instagram, Snapchat, TikTok faisaient leur entrée dans l’époque et, avec eux, la croyance que c’en était fini de l’ennui… C’était tout le contraire, comme l’a démontré


























