"Pas de blocage du pays, mais des tensions", titrait le journal télévisé de France 2, le soir du 10 septembre. Malgré une immense couverture médiatique et de nombreux articles en amont, le mouvement "Bloquons tout" a fait "pschitt", et ses quelque 197 000 participants font pâle figure face aux près d’un million de manifestants attendus ce 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale.Un contraste saisissant, lorsqu’on sait qu’il y a quelques jours encore, la France s’interrogeait pour savoir si une page de l’histoire des mouvements sociaux s’était définitivement tournée. Dans Le Monde, l’historienne Marion Fontaine parlait ainsi d’une "transition inachevée" marquée




















