Le 8 décembre 2024, Bachar el-Assad a embarqué à bord d’un avion russe depuis la base militaire de Hmeimim, sur la côte syrienne, escorté par plusieurs officiers, pour s’envoler vers Moscou. C’était la fin d’une dictature qui, depuis cinquante-quatre ans, maintenait la Syrie sous sa férule. Cette nuit-là, il semblait impensable que le nouveau régime syrien puisse un jour renouer avec la Russie : l’intervention militaire de Moscou en Syrie avait provoqué des bombardements massifs, rasé des quartiers entiers et déplacé des centaines de milliers de civils, contraints à l’exil ou tués. Et pourtant, sept mois plus tard, le 31



















