Le regard d’un Français né en Suède et travaillant pour une start-up américaine qui fabrique des microréacteurs nucléaires est forcément riche d’enseignements. Alors que l’Europe semble se tourner davantage vers le nucléaire, sa politique énergétique manque encore de clarté et de vision, estime Jonas Helwig, cofondateur et vice-président de la société Nuclearis. Pour l’entrepreneur, le Vieux Continent sous-estime le lien entre énergie nucléaire et prospérité. Sans l’apport de l’atome, l’industrie occidentale ne peut se développer, ce qui profite à la Chine, qui ne cesse d’accroître sa capacité de production d’électricité. Freinée par un manque d’appétit politique et par sa réglementation,















