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Assurance-vie : trois conseils à suivre pour choisir les meilleurs contrats

Assurance-vie : trois conseils à suivre pour choisir les meilleurs contrats


Le début de cette année 2026 a été marqué par la géopolitique. Ukraine, Iran, Venezuela, Groenland… Autant de dossiers chauds, susceptibles d’amener leur lot de surprises et de craintes dans les prochains mois. Pourtant, force est de constater que les marchés sont de plus en plus insensibles aux nouvelles de ce type, se contentant de soubresauts bien vite effacés. Pour le reste, le 31 décembre ne semble pas avoir marqué une rupture et 2026 a débuté dans la droite ligne de 2025. Les épargnants doivent composer avec des taux d’intérêt plus faibles à court terme et plus élevés à long terme, des indices boursiers globalement chers et un marché immobilier en pleine convalescence. L’inaction n’est néanmoins pas une option. Car à défaut de rupture, il faut suivre les évolutions : réduire ses placements de court terme, faire les bons choix sur ses actifs risqués et diversifier au maximum son patrimoine. Tout en se préparant à ce que tout financier expérimenté appréhende : l’imprévu.

Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas car de nombreux contrats existent. Voici les principaux critères à prendre en compte.

Un fonds en euros performant dans la durée

Commencez par évaluer la qualité du fonds en euros car ce produit à capital garanti en est l’une des composantes essentielles. Il devrait afficher un taux moyen autour de 2,60 % en 2025, mais les moins bons contrats se situent aux alentours d’1,50 % tandis que les meilleurs dépassent les 4 %. Mieux vaut toutefois privilégier un fonds en euros régulier et durablement au-dessus de la moyenne qu’une performance exceptionnelle mais isolée et instable, comme le souligne Laetitia Leblond, directrice adjointe du courtage à la Banque Neuflize OBC.

Pour améliorer cette rémunération, il est possible de profiter des bonus de rémunération mis en place par de nombreuses compagnies. « Certains assureurs proposent un bonus sur le stock du fonds en euros, d’autres uniquement sur les nouveaux versements, ou encore les deux, parfois en le conditionnant à une part d’unités de compte », indique Catherine Baudeneau, porte-parole d’Altaprofits. Ces dernières regroupent l’ensemble des supports dont le capital n’est pas garanti.

Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas car de nombreux contrats existent.

Ainsi, le fonds en euros SwissLife du contrat Placement-direct Vie a servi en 2025 un rendement de 1,90 % pour les épargnants détenant moins de 40 % d’unités de compte (UC) dans leur contrat, de 2,40 % pour ceux ayant entre 40 % et 60 % d’UC ou encore de 3,25 % au-delà. Autre cas de figure avec le fonds Netissima de Generali. Un bonus de 1,50 % sera ajouté au rendement du fonds en euros en 2026 et 2027 sur les nouveaux versements du premier semestre 2026, à condition que l’épargnant investisse 30 % en unités de compte minimum. « Cette offre permet de viser un rendement de l’ordre de 4,50 % en 2026 et 2027, ce qui fait de Netissima l’un des placements sécuritaires les plus rémunérateurs du marché », considère Gilles Belloir, directeur général de Placement-direct.

Aussi attractives soient-elles, ces offres ne doivent pas dicter votre stratégie. « Les bonus ne doivent pas constituer un élément déclencheur pour investir car ils sont limités dans le temps », rappelle Hugues Bellamy Brown, directeur du courtage de la Banque Neuflize OBC.

Des frais réduits

Les différents frais facturés dans l’assurance-vie réduisent directement la performance. Les frais sur versements sont réglés à chaque entrée d’argent sur le contrat. Les contrats Internet n’en prévoient pas, mais ceux des banques et des assureurs peuvent parfois dépasser 4 %. La négociation reste possible, en particulier à l’ouverture du contrat : au-delà de 2,50 %, passez votre chemin.

Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas car de nombreux contrats existent.Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas car de nombreux contrats existent.

L’épargnant règle par ailleurs chaque année des frais de gestion. « Les contrats en ligne affichent entre 0,50 et 0,70 %, contre 0,90 % à 1,10 % pour les contrats traditionnels, résume Gilles Belloir. A cette ponction peut venir s’ajouter le montant facturé si vous optez pour une gestion pilotée. Le surcoût peut alors aller jusqu’à 0,80 % sur les frais de gestion des unités de compte. « Dans certains cas, cette option n’est pas facturée, mais le mandat comporte alors majoritairement des fonds maison, souligne Gilles Belloir. Mieux vaut payer un peu plus cher et bénéficier d’une vraie diversification sur les meilleurs produits du marché. » Attention également aux éventuels frais d’arbitrage facturés à chaque opération – la vente d’une unité de compte au profit d’une autre.

Un contrat suffisamment diversifié

Les unités de compte sont le véritable moteur de la performance de l’assurance-vie. Elles sont investies sur toutes les catégories de placements : actions, obligations, monétaire, immobilier, etc. L’épargnant peut gagner ou perdre de l’argent en fonction des performances des marchés et du choix des produits. Certains contrats donnent accès à quelques poignées de fonds seulement, d’autres à plusieurs milliers. « Ce n’est pas une question de quantité mais de qualité, assure Catherine Baudeneau. Nos contrats proposent entre 400 et 500 supports, ce qui est largement suffisant pour permettre une bonne diversification sur toutes les classes d’actifs. Le plus important est la capacité du contrat à évoluer dans le temps. »

Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas car de nombreux contrats existent.Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas car de nombreux contrats existent.

Certaines assurances-vie donnent aussi accès à l’investissement en direct en « titres vifs ». L’objectif n’est pas de gérer activement un portefeuille boursier – le plan d’épargne en actions (PEA) est plus adapté – mais de bénéficier d’un cadre fiscal avantageux pour investir en valeurs américaines – alors que le PEA est réservé aux actions européennes.

Les fonds de private equity, investis dans des actifs non cotés, sont aussi de plus en plus référencés : des supports ont été spécifiquement conçus pour s’adapter aux contraintes de l’assurance-vie en termes de liquidité et de ticket d’entrée.

Mais le véritable nerf de la guerre réside dans votre capacité à gérer votre contrat. Or, arbitrer seul reste complexe. Heureusement, les compagnies proposent des outils d’aide à la décision accessibles en ligne. « Ces services sont là pour guider le client et l’aident par exemple à choisir ses unités de compte », explique Hughes Bellamy Brown. Quel que soit le véhicule, c’est le pilote qui fait la différence.



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Author : Agnès Lambert

Publish date : 2026-02-28 09:30:00

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