De la résolution du Parlement européen sur la "souveraineté technologique" à la décision de la France d’abandonner l’usage de Zoom et de Microsoft Teams par les fonctionnaires, les appels à réduire la dépendance de l'Europe envers des solutions numériques étrangères - en particulier américaines et chinoises - se multiplient. Comme l’a formulé l’ancien commissaire européen Thierry Breton, les Européens risquent de devenir les "idiots utiles" des géants de la tech qui "domineront le cyberespace et chercheront à imposer leurs normes, leur vision du monde et la dépendance qui s'ensuit".Cependant, ces appels ne doivent pas occulter un défi bien plus pressant














