A Missolonghi, une composition emblématique venue de France n’en finit pas de retrouver une terre qu’elle n’avait pourtant jamais connue auparavant. Accrochée en haut du grand escalier du musée archéologique Xénocrate dans une mise en scène saisissante, quasi-théâtrale, La Grèce sur les ruines de Missolonghi d’Eugène Delacroix n’est pas simplement exposée : elle est accueillie comme une revenante, une image longtemps rêvée qui, deux siècles plus tard, revient dialoguer avec l’Histoire réelle. Sur le tableau peint en 1826, une femme agenouillée, allégorie de la nation, ouvre les bras dans un geste à la fois d’abandon et d’appel. Autour d’elle, les












