On disait de Jim Allison, quand il était jeune, qu’il était un "fauteur de troubles". Au lycée, il avait refusé de suivre un cours de biologie, car son établissement, chrétien, n’enseignait pas la théorie de l’évolution : "Pour moi, c’était comme apprendre la physique sans Newton", se rappelle-t-il. Un caractère bien trempé, qui n’est pas pour rien dans l’extraordinaire parcours de ce scientifique américain. Lauréat du Prix Nobel de médecine en 2018 pour ses travaux sur les liens entre immunité et cancer, il a initié la révolution de l’immunothérapie, qui a sauvé depuis de nombreuses vies : "Quand on me





















