Impossible de le manquer. Seul blond au milieu d'une vaste tablée d'une trentaine de personnes, médaille argentée en évidence autour du cou - l'objet comporte des instructions pour cryogéniser son cerveau en cas de décès inopiné -, Anders Sandberg, 54 ans, né à Solna en Suède, a l'allure d'un quadra sur lequel le temps glisse sans trouver de prise. Invité ce soir-là par l'Association française transhumaniste, le docteur en neurosciences computationnelles trouve à peine le temps de finir son assiette, assommé de questions par ses voisins de table. La scène a quelque chose de christique. Startupers biberonnés à l’IA, adeptes


















