Quelques jours avant la mise en application des accords signés à Schengen en 1985, Jean-Michel Demetz analysait la portée de ce tournant pour la France : "Pour un vieux pays élevé dans la religion des ’frontières naturelles’ et vétilleux sur leur défense, l’événement est historique". Il décrivait la nervosité du ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, quant à la mise en oeuvre de cette nouvelle liberté de circulation et prenait pour exemple l’aéroport de Schipol, "plaque tournante de tous les trafics". Face à ces réticences, il s’interrogeait sur le rôle à venir des frontières pour un continent en pleine mutation :




























