On s’amusait bien à Paris sous la Régence, et ce n’est pas Mehmed Efendi qui nous contredira. En 1721, après avoir passé deux ans dans notre capitale comme ambassadeur, le janissaire retourne dans l’Empire ottoman et y publie un récit de ce qu’il a vu – un livre qui sera plus tard traduit chez nous sous le titre Le Paradis des infidèles. En cette même année 1721, le jeune Montesquieu, 32 ans, lui renvoie la balle avec ses célèbres Lettres persanes. On en connaît la trame : deux Perses voyageant à travers l’Europe jusqu’à Paris, Usbek et Rica, racontent par










