L’intervention américaine et israélienne en Iran suscite un espoir légitime. On ne peut que souhaiter à ce peuple martyr de pouvoir vivre dans un monde débarrassé de la dictature islamique installée depuis près de cinquante ans. Elle pose malgré tout une question : l’affaiblissement brutal d’un régime détestable crée-t-il nécessairement les conditions d’un ordre politique meilleur ? Les exemples récents ne manquent pas pour interroger la théorie implicite et naïve qui mise sur l’idée qu’abattre le mal suffit à faire surgir naturellement le bien. Les attentats du 11-Septembre ont été le déclencheur d’une doctrine qui s’est épanouie sous la présidence










