Moscou, 9 novembre 2016. En pleine séance parlementaire, Viatcheslav Nikonov, député à la Douma, prend soudain la parole et annonce, sourire aux lèvres, la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. Tonnerre d’applaudissements. Dans la capitale russe, on le sait depuis longtemps : Donald Trump est le meilleur allié de Vladimir Poutine. Visé par des sanctions occidentales depuis son annexion de la Crimée deux ans plus tôt, le chef du Kremlin, qui a multiplié les ingérences dans l’élection américaine pour faire élire l’ex-roi de l’immobilier new-yorkais, savoure le moment. Qui pourrait mieux servir ses intérêts que ce trublion égomaniaque

























