Quiconque s’intéresse à la Chine post-maoïste est naturellement tenté d’opposer l’ouverture impulsée par Deng Xiaoping au retour à l’autoritarisme sous Xi Jinping. La première période incarne l’entrée dans le commerce mondial et la libéralisation progressive de l’économie d’un pays dévasté par la Révolution culturelle et le communisme. La seconde, par contraste, peine à soutenir la comparaison. Il est séduisant d’y voir la régression d’un régime renouant avec ses vieux démons. Une lecture binaire pourtant trompeuse. C’est la thèse défendue par le politologue Minxin Pei, auteur de nombreux ouvrages reconnus sur la Chine, dans The Broken China Dream (Princeton University Press,









