Entre deux hommes flanqués d’une kalachnikov, Mohammed* fait un salut de la main en entendant l'auteur de ces lignes parler français. Le quarantenaire, en tenue de combat, se tient au pied d’une rangée de tanks échoués sur la place des Omeyyades. Le foulard sur son visage peine à dissimuler son sourire. Cela fait bien longtemps qu’il n’a pas vu de visiteurs venus de son pays natal. Ce 9 décembre 2024, le soleil matinal rayonne dans l’air glacial qui enveloppe Damas. "Bonjour la France et vive la chute du régime", lâche d’un ton jovial cet homme qui vient pour la première

























