Rares sont les scrutins occidentaux, ces dernières années, sur lesquels n’a pas plané l’ombre de Vladimir Poutine. Dernier épisode en date : les élections législatives tchèques, où le parti populiste d’Andrej Babis (ANO) est arrivé en tête, aidé par une vaste campagne de désinformation téléguidée depuis le Kremlin. Mais gare aux déductions hâtives. Si les incursions russes dans la politique européenne et occidentale sont bien documentées, Maciej Kisilowski, professeur associé de droit et de stratégie à l’Université d’Europe centrale et fellow au sein de l’Institut des sciences humaines de Vienne (IWM), appelle à ne pas surestimer leur impact sur la



























