"L’Europe va surveiller vos messages privés !". Voici le genre d’alerte dystopique qu’ont pu apercevoir certains en ligne, récemment. Elle trouve son origine dans un texte de loi très controversé, le "CSAR" (Child Sexual Abuse Regulation), présenté pour la première fois en mai 2022. Sur le papier, ses intentions sont louables : lutter contre la prolifération des contenus pédopornographiques et leurs réseaux criminels. Le signalement de ces images, vidéos ou liens, qui circulent par millions, a progressé de 6 000 % au cours de la dernière décennie, selon la Commission européenne. Mais les moyens numériques alloués à cette bataille sont

























