"Quand j’avais des clients au téléphone, je faisais attention à ce que je disais devant elle." Christelle, jeune avocate associée dans un cabinet de la région lyonnaise, se souvient avoir eu du mal à gérer, au quotidien, les convictions politiques très à gauche d’une collaboratrice, qui s’invitaient régulièrement dans les conversations et votait pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Avec la montée des extrêmes, confie-t-elle, certaines proximités deviennent plus difficiles : "Travailler avec quelqu’un qui vote La France insoumise ou le Rassemblement national me pose de plus en plus problème", lâche cette électrice de droite. Et une fois la journée

















