Face à une administration américaine soufflant le chaud et le froid vis-à-vis de ses alliés et à un géant chinois de plus en plus coercitif sur le plan commercial, de nombreuses puissances moyennes semblent de plus en plus déterminées à faire bande à part, refusant de choisir entre ces deux mastodontes. En témoignent les mots du Premier ministre canadien Mark Carney qui, lors d’une allocution au Forum économique mondial, a appelé à la création d’une alliance de puissances intermédiaires capable d’incarner une troisième voie. Une ambition aussi compréhensible qu’irréaliste, selon Michael Beckley, professeur associé de sciences politiques à l'Université Tufts













